Comment la Commission européenne a mobilisé hackers et makers dans la lutte contre le Covid-19

Comment la Commission européenne a mobilisé hackers et makers dans la lutte contre le Covid-19

Par Arnaud Castaignet, administrateur et expert Tech UE, Estonie.

La Commission européenne a mobilisé hackers et makers en Europe face au Covid-19, en s’appuyant sur les communautés de la Social Good Tech pour faire émerger rapidement des solutions innovantes.

On peut débattre de bien des aspects de la contribution des institutions européennes à la lutte contre la pandémie. Un point mérite néanmoins l’attention : la Commission européenne a très vite compris que les communautés de la Tech for Good, les innovateurs, les start-up et les makers de toutes sortes pouvaient contribuer à développer des solutions innovantes pour atténuer les conséquences négatives de la crise sanitaire.

Deux initiatives majeures ont ainsi bénéficié du soutien de la Commission européenne.

#EUvsVirus : hackers et makers en Europe face au Covid-19

L’événement #EUvsVirus a pris la forme d’un hackathon paneuropéen organisé du 24 au 26 avril. Il s’agissait d’une initiative conjointe entre la Commission européenne et des acteurs issus d’initiatives nationales similaires dans plusieurs États membres.

L’événement a réuni des responsables publics, comme Blazenka Divjak, ministre croate de la Science et de l’Éducation, ou Pedro Duque, ministre espagnol de la Science et de l’Innovation. Il a également mobilisé des partenaires privés de la communauté technologique européenne, parmi lesquels Daniel Ek, cofondateur et CEO de Spotify, Peter Vesterbacka, créateur d’Angry Birds, et Juan de Antonio, fondateur et CEO de Cabify. Des organisations de la société civile y ont aussi participé, comme le French Refugee Council, Women In Tech Portugal ou encore l’European Association for the Defense of Human Rights.

Au total, 117 solutions innovantes pour faire face au coronavirus ont été sélectionnées. Parmi les projets remarqués figure Aidbind, porté par des équipes de Bulgarie, d’Allemagne, de Malte, de Suède et de Suisse. Cette solution répond au déficit d’information entre la demande, l’offre et le financement de produits médicaux, grâce à un système fondé sur les dons et l’action caritative. Autre initiative remarquée : Bankera Business Care, en Lituanie, qui propose aux PME une solution de financement de court terme pour couvrir leurs besoins de liquidité en période de crise. Ce hackathon illustre la mobilisation des hackers et makers en Europe face au Covid-19.

#TheGlobalHack : le mouvement Hack the Crisis

Un autre événement important s’est tenu du 9 au 12 avril : #TheGlobalHack, inscrit dans la dynamique du mouvement Hack the Crisis.

Cette initiative a été lancée par trois organisations estoniennes : Garage48, Accelerate Estonia et Guaana, déjà à l’origine du hackathon estonien Hack the Crisis, organisé du 13 au 15 mars. Elle a rassemblé plus de 12 000 participants issus de 98 pays.

L’événement a reçu le soutien actif et la participation d’organisations comme la UN SDG Action Campaign, l’Agence spatiale européenne, la Banque européenne d’investissement, EU4Digital, Hack for Italy, la Blockchain Philanthropy Foundation, World Cleanup Day, Business Finland ou encore l’Innovation Centre Kosovo.

Parmi les lauréats notables figure SunCrafter, une initiative basée à Berlin. Le projet propose une station de désinfection alimentée à l’énergie solaire, utilisant la lumière UV, sans maintenance et sans production de déchets. La solution devait déjà être déployée au Ghana. Autre exemple marquant : Act on Crisis, en Lituanie, une plateforme grâce à laquelle des professionnels peuvent apporter un soutien émotionnel par téléphone aux personnes confrontées à une anxiété accrue en raison des confinements.

Hackers et makers en Europe face au Covid-19 : une mobilisation massive

Depuis le début du mois de mars, de nombreux hackathons en ligne ont été organisés à travers l’Europe. Le plus grand s’est tenu en Allemagne, le 20 mars, pendant 48 heures. Il a réuni 42 869 participants, qui ont développé 800 projets.

Cette dynamique a montré que les communautés européennes d’innovateurs, de développeurs et de makers étaient capables de se mobiliser rapidement face à une crise inédite. 

Capture d’écran de la carte du site Covid-Initiatives. Photo: D.R.

Pas de solution miracle, mais la preuve que la communauté européenne de la #SocialGoodTech a beaucoup à offrir

Bien sûr, aucune technologie et aucune de ces initiatives ne prétendait « résoudre » la pandémie. Les véritables héros demeurent les médecins et les soignants, qui ont sauvé des vies et risqué les leurs, souvent en manquant d’équipements médicaux de base comme les masques, les gants, les tests ou les respirateurs.

Mais cette crise a révélé autre chose : les pays et les organisations doivent être capables d’agir avec agilité et de s’adapter rapidement.

Ainsi, à travers l’Europe, la communauté des makers et les réseaux de petits fabricants en mode DIY ont joué un rôle concret, notamment pour répondre à la pénurie de matériel médical. Les noms de Cristian Fracassi et Alessandro Romaioli ne sont peut-être pas connus de tous, mais leur histoire a circulé dans le monde entier. Ce sont les deux ingénieurs qui ont transformé les kits de plongée de Decathlon en masques respiratoires d’urgence.

En France, la plateforme Covid-Initiatives, lancée par le réseau français des fablabs, a permis de rassembler la communauté des makers et de l’orienter vers les lieux où les besoins en équipements de protection individuelle étaient les plus urgents.

Et après la crise ?

On peut espérer que la collaboration entre les institutions européennes et ces communautés se poursuivra au-delà de la crise sanitaire.

La Commission européenne a montré qu’elle pouvait agir rapidement pour soutenir des initiatives innovantes et leur apporter un soutien financier adapté. Mais la communauté européenne de la Social Good Tech aura besoin d’investissements durables et d’un renforcement des compétences pour démontrer pleinement son potentiel dans les années à venir.

Cette dynamique confirme le potentiel des hackers et makers en Europe face au Covid-19.

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Données et philanthropie : comment accélérer l’impact grâce à des partenariats au service du bien commun ?

Données et philanthropie : comment accélérer l’impact grâce à des partenariats au service du bien commun ?

Jeudi 23 mai, nous étions au Forum annuel de l’European Foundation Center à Paris, une édition placée sous la bannière des valeurs françaises : « Liberty, Equality, Philanthropy… ». Ce rendez-vous a permis aux 800 participants, représentants de fondations venues de toute l’Europe, de découvrir les spécificités et les engagements philanthropiques français à travers des acteurs comme la Fondation de France, La France s’engage, Schneider Electric ou Accenture.

En fin de journée, un thème central pour le secteur du mécénat a donné lieu à un débat particulièrement riche. Cette séquence, consacrée à « Data and Philanthropy », posait une question centrale : comment la philanthropie peut-elle produire un impact systémique, plutôt qu’occasionnel, grâce aux données ?

Avec Generation2 – Connection Philanthropy collaboration, nous proposons ici une synthèse de cette discussion, enrichie d’illustrations concrètes issues de notre écosystème.

Les différents usages des données dans la philanthropie

Stefaan Verhulst, cofondateur et directeur de la recherche et du développement de GovLab, a ouvert le débat avec une taxonomie particulièrement précise. Il a montré comment la collecte et l’analyse de données peuvent contribuer au développement de la philanthropie.

Les données comme ressource au service de la philanthropie

Les données peuvent devenir un outil utile d’amélioration continue pour la philanthropie. Elles permettent d’analyser plus finement les besoins, d’adapter les réponses et les solutions, mais aussi d’améliorer l’évaluation d’impact.

La plateforme Wenabi, première plateforme destinée à simplifier l’engagement social des entreprises, à mobiliser leurs salariés et à mesurer efficacement l’impact des actions solidaires menées, illustre bien cette logique. Elle propose notamment de mesurer et d’évaluer l’impact des entreprises à travers un outil de reporting intégré, qui permet de suivre les actions mises en œuvre et d’en mesurer les effets sur les salariés comme sur les associations bénéficiaires.

Les données comme boussole pour orienter les financements

Les données permettent aussi de mieux orienter les fonds. La philanthropie peut ainsi investir, par exemple, dans la transition numérique du secteur non lucratif, à travers des data ventures. Encore faut-il disposer d’outils facilitant la gestion, l’analyse et la sélection des projets entrants.

L’outil Optimy, en Belgique, a permis de transformer le processus souvent lourd des appels à projets des fondations. Il y a apporté davantage de transparence et d’efficacité. Le partage de données entre fondations pourrait aller encore plus loin, à condition de respecter le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

Le numérique peut également nourrir une action prospective. C’est le cas des chatbots conseillers en philanthropie, comme celui mis en place par l’association 30 Millions d’Amis, qui fournit des conseils aux propriétaires d’animaux pendant l’été afin de limiter les risques d’abandon. Autre exemple cité : Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, qui a encouragé les dons lors de l’édition américaine de Red Nose Day, ce qui constitue une nouveauté importante.

Les données comme outil de plaidoyer et d’activisme

L’analyse de données globales et partagées peut aussi aider à construire des argumentaires et à porter des mobilisations collectives. Les grandes plateformes de pétitions en ligne comme Change.org et Avaaz ont ouvert la voie. Les médias commencent eux aussi à articuler storytelling et appels à l’action, comme Konbini dans sa récente collaboration avec France Inter autour de la journée « Plastic, no thank you ».

Selon Stefaan Verhulst, de nombreuses fondations investissent déjà dans cette transition. Elles sont aussi de plus en plus nombreuses à utiliser les données pour guider leur stratégie.

Photo de Ali Khadem sur Unsplash

Les données comme vision politique

La philanthropie est appelée à jouer un rôle croissant dans le développement de politiques publiques relatives aux données. C’est ce qu’illustre le cas de Bayes Impact, aujourd’hui engagé en faveur de la mise en place d’un service public citoyen. Cette initiative a conduit à des formes de collaboration public-privé dans la mise à disposition de données utiles aux projets d’innovation sociale portés par des citoyens.

Un appel à créer de nouvelles formes institutionnelles

Lucy Bernholz, du Digital Civil Society Lab, a rappelé les dangers associés à l’usage des données dans chacun des quatre champs évoqués. Elle a insisté sur deux questions fondamentales : qui gouverne ces données et de quelle manière ?

L’une des pistes avancées pour répondre à ces risques consiste à créer de nouvelles formes institutionnelles, extérieures à la fois aux entreprises et aux gouvernements. Lucy Bernholz a formulé cet avertissement sans ambiguïté : « La philanthropie doit investir et créer ces institutions, sinon elles seront inventées sans nous. »

Plateformisation, désintermédiation et nouveaux modèles

Rhodri Davies, Head of Policy and Program Director du think tank britannique Giving Thought, estime que l’impact de la technologie sur la collecte de fonds sera global. Selon lui, il modifiera à la fois le , le comment et le quoi du don.

Il met en lumière un phénomène de désintermédiation des acteurs historiques, ainsi qu’une tendance croissante à la plateformisation, c’est-à-dire au rôle grandissant de plateformes comme Facebook ou Instagram dans ce domaine.

Richard Benjamins, Chief Data Officer de Telefonica, a apporté une perspective plus extérieure au secteur philanthropique. Pour lui, « pour avoir un véritable impact sur nos sociétés grâce aux données, il nous faut des modèles économiques durables. La philanthropie ne suffit pas. » Il invite donc à interroger les fondements mêmes de l’exploitation des données. La philanthropie, à elle seule, ne résoudra pas un problème structurel. En revanche, elle peut jouer un rôle de catalyseur de l’innovation sociale, à la manière d’un investisseur d’amorçage, à condition de disposer d’outils de suivi lui permettant de faire changer d’échelle les projets les plus pertinents.

Sensibiliser, former et ouvrir l’accès à ces enjeux

Anne Bouverot, fondatrice de la Fondation Abeona sous l’égide de la Fondation de France et docteure en intelligence artificielle, a insisté sur l’importance de sensibiliser les individus aux besoins du secteur non lucratif. Elle y voit un nouveau rôle pour les fondations.

Pour elle, la clé du développement réside dans la collaboration multi acteurs. Elle l’exprime ainsi : « Si vous voulez réellement faire la différence, vous devez atteindre un nombre important de personnes. […] Il sera difficile pour une entreprise de faire cela à grande échelle sans que cela soit perçu comme un intérêt propre. »

La question devient alors : comment accélérer ce mouvement ?

L’une des idées avancées consiste à mettre les talents des entreprises et des étudiants à disposition, dans une logique de pro bono. Anne Bouverot a également souligné le rôle de l’éducation : « Nous devons nous assurer d’atteindre les personnes qui deviendront les futurs ingénieurs et codeurs de la donnée. »

De nouveaux outils collaboratifs pour gérer la philanthropie en entreprise

De nouveaux outils collaboratifs émergent pour structurer la philanthropie dans les entreprises. C’est le cas de la Plateforme de l’engagement solidaire de microDon, de Wenabi ou encore de MyCrowdcompany, qui propose des dispositifs d’engagement en entreprise fondés sur des plateformes.

Ces outils permettent de mieux piloter les efforts solidaires, de rassembler en un même espace les mécanismes de dons financiers et de dons de temps, et de donner une vision plus claire de l’offre solidaire portée par l’entreprise et de son sens. Grâce à ces solutions simples et attractives, la philanthropie devient beaucoup plus accessible dans l’entreprise, notamment grâce aux données.

Lucy Bernholz estime, de son côté, que l’activisme et la proposition de modèles alternatifs seront également indispensables pour inclure réellement la société civile dans ce champ. Selon elle, le secteur non lucratif et la philanthropie doivent se poser en remparts protégeant le bien commun et devenir des interlocuteurs essentiels.

Vers des modèles collaboratifs à l’échelle des Objectifs de développement durable

C’est précisément l’un des objectifs de la plateforme SDG Philanthropy Platform, un modèle collaboratif inter-fondations qui permet le partage de données sur les efforts philanthropiques et la visualisation de données liées aux Objectifs de développement durable des Nations unies et à leurs 169 cibles. Cette initiative a été mise en œuvre en 2015, à la suite d’une vaste consultation multi-acteurs, afin de concentrer collectivement les efforts sur les urgences sociales et climatiques.

Malgré les nombreux défis et obstacles encore à surmonter, la session s’est achevée sur une note d’espoir. Les intervenants ont souligné qu’un sentiment croissant de responsabilité se développe autour des données et de leurs usages. Comme l’a rappelé Richard Benjamins, « nous nous interrogeons de plus en plus sur l’impact, indépendamment des algorithmes. Il existe tout un mouvement pour être responsable. » Et il ajoute : « Il y a désormais des leaders dans ce mouvement. »

Il appartient désormais aux fondations européennes de saisir les super-pouvoirs de la technologie pour construire un modèle vertueux d’intelligence collective autour du Big Data et de l’intelligence artificielle, et pour renforcer l’impact ainsi que la croissance de la philanthropie sur le vieux continent.

Une question de responsabilité partagée

Pour répondre aux grands défis contemporains, il faut réinventer les modèles actuels, explique Lucy Bernholz. Elle considère notamment que la prochaine étape doit consister à mettre en place un agenda de politique publique du numérique. Selon elle, « le Parlement britannique, les représentants américains et les grandes entreprises doivent s’engager à partager leurs données ; cela relève de leur responsabilité. »

Les démocraties sont en danger si nous n’apprenons pas à collaborer et à croiser les visions des différents acteurs. Il devient donc nécessaire de penser de nouvelles manières de coopérer avec la société civile, dans une logique plus centrée sur les usages. C’est tout un enjeu de démocratisation et d’accessibilité des données qui apparaît ici.

Pour Alberto Alemanno, fondateur et directeur de The Good Lobby, la mise en place de cadres juridiques est essentielle. Il explique que « pour débloquer durablement les données détenues par le secteur privé, les secteurs privé et public doivent se comprendre, harmoniser leurs attentes et veiller à ce que les bénéfices respectifs soient compris et accessibles à tous. Il s’agit d’une responsabilité partagée […] de les partager avec le plus grand nombre, et non avec une minorité. »

Lancement du Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes au Web Summit 2018 à Lisbonne

Lancement du Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes au Web Summit 2018 à Lisbonne

Lors du Web Summit 2018 à Lisbonne, Carlos Moedas, commissaire européen à la Recherche, à la Science et à l’Innovation, a annoncé le lancement du Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes. Ce prix s’inscrit dans un cadre plus large de déclarations importantes, telles que la nomination d’Athènes en tant que capitale européenne de l’innovation et l’augmentation des financements européens pour l’innovation sociale. Carlos Moedas a été l’un des intervenants majeurs de cette édition du Web Summit, où il a également plaidé pour un écosystème technologique plus équilibré et plus juste.

Pourquoi et qu'est-ce que le Prix de l'UE pour les Femmes Innovantes ?

Le Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes vise à reconnaître et célébrer les réalisations exceptionnelles des femmes entrepreneures dans le secteur de l’innovation. Il est particulièrement pertinent car les femmes restent sous-représentées dans la création d’entreprises innovantes, un potentiel encore sous-exploité en Europe, qui doit maximiser ses ressources pour rester compétitive et répondre aux défis sociaux.

Ce prix met en avant les femmes ayant joué un rôle clé dans le lancement de solutions innovantes sur le marché et récompense les entrepreneures ayant fait avancer l’innovation avec des produits et services ayant un impact tangible pour la société européenne.

Le Prix de l'UE pour les Femmes Innovantes : Détails et Critères

Le Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes est un prix en argent qui est attribué chaque année à des femmes originaires des pays de l’UE et des pays associés à Horizon 2020. Ces femmes doivent avoir fondé une entreprise prospère et avoir apporté une innovation significative sur le marché.

  • Trois prix de 100 000 € chacun

  • Rising Innovator (35 ans ou moins) : 50 000 €

Les finalistes, particulièrement reconnues pour leur parcours exceptionnel, reçoivent également une mention spéciale pour leurs contributions à l’innovation. En tout, jusqu’à 4 femmes seront récompensées pour leur impact significatif sur l’écosystème de l’innovation, en transformant des idées en produits ou services nouveaux et avancés, au bénéfice des citoyens européens.

Critères d’attribution du prix

  • Innovation de rupture – L’entreprise fondée ou co-fondée par la candidate doit proposer un produit ou service à la pointe de l’innovation.

  • Impact – Le produit ou service doit avoir des bénéfices majeurs pour la société, les citoyens et l’économie.

  • Inspiration – La candidate doit avoir montré un leadership actif et influencé le succès de son entreprise, avec un potentiel d’inspiration pour d’autres entrepreneures.

Comment postuler avant le 16 janvier 2019 ?

Les candidates intéressées peuvent soumettre leur candidature en ligne avant le 16 janvier 2019. Les détails complets sont disponibles dans les documents suivants :

Un prix pour encourager l'innovation et l'égalité

Le Prix de l’UE pour les Femmes Innovantes est une initiative clé pour promouvoir l’égalité des sexes et l’inclusivité dans le secteur de l’innovation, soulignant que l’innovation ne connaît pas de genre. Il s’agit aussi de montrer l’engagement de l’UE à soutenir les entrepreneures en Europe et à encourager la diversité dans les domaines technologiques et innovants.

    Génération2 : à la pointe du Tech for Good

    Génération2 : à la pointe du Tech for Good

    Génération2 : à la pointe du Tech for Good

    Au cœur du Web Summit 2017, l’agence coopérative Génération2 a incarné la convergence entre technologie et impact social. Ce billet du blog Rapid Innovation in Digital Time, signé par Nicolas Bry, donne la parole à Jeanne Bretecher, cofondatrice de Génération2, pour comprendre cette ambition engagée.

    Une coopérative pas comme les autres

    Génération2 n’est pas une agence classique. Plutôt un collectif d’advisors coopératifs dédié à créer des synergies entre entreprises, associations, innovateurs sociaux et institutions publiques. Leur mission : faire vivre des partenariats Tech for Good, véritablement orientés vers l’intérêt général.
    Ils offrent quatre services clés :

    • des analyses sociétales et cartographies d’écosystèmes d’intérêt général,

    • du conseil en communication responsable et en mobilisation des parties prenantes,

    • des masterclasses/formations en innovation sociale ou philanthropique,

    • et l’organisation d’événements dédiés à l’impact social, notamment lors du Web Summit.

    Des réalisations concrètes

    Parmi leurs projets notables :

    • Cartographie ouverte des initiatives d’épicerie sociale (supermarchés solidaires, etc.).
    • Accompagnement de Thales dans la structuration de sa fondation, de la définition des priorités à l’évaluation de ses actions.
    • Organisation d’une masterclass et learning trip au Web Summit, avec la présence du président François Hollande.
      Ces actions illustrent le positionnement unique de Génération2 entre analyse stratégique, transformation et communication responsable.

    Une vision partagée

    Le texte reflète l’identité même du Social Good Accelerator : une vision incarnée où la technologie devient un levier coopératif de transformation sociale. Avec MonteVerdana, ils dessinent un chemin vers un numérique plus inclusif, durable, ancré dans l’intérêt collectif.

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