La MedNum, “a singular structure” for digital inclusion

La Mednum, « une structure singulière » pour l’inclusion numérique

La Mednum, « une structure singulière » pour l’inclusion numérique

Le 15 mars 2022, Guilhem Pradalié, Directeur Général de la MedNum, membre du Social good accelerator, nous a accordé un entretien au cours duquel il revient sur ce qu'est la MedNum, quels sont ses projets, défis et son rôle au sein du SOGA.

Guilhem Pradalié
Directeur Général de La MedNum

Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?

Issu d’une formation économique et d’un master de Sciences Po Paris, j’ai un parcours d’une dizaine d'années dans la mutualité, au sein de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN). J’ai travaillé sur différents programmes numériques et innovations puis à la direction stratégie du groupe.

J’ai ensuite été conseiller du Président, chargé des questions économiques et financières, de la stratégie et des engagements numériques jusqu’en septembre 2021. J’ai rejoint la Mednum en tant que Directeur général en octobre 2021. Attaché aux questions d’inclusion et de médiation numériques, je mobilise les équipes de la coopérative pour faciliter et amplifier l’action vertueuse des sociétaires de la MedNum dans tous les territoires.

Qu’est-ce que la MedNum ?

La MedNum est une structure singulière. En effet, il s’agit d’une coopérative (NDLR Société coopérative d’intérêt collectif, soit une SCIC) qui rassemble des sociétaires très divers, tous acteurs de l’inclusion numérique. Elle remplit des missions de représentation et de structuration d’un secteur tout en menant des activités “projet” et “conseil” autour de l’industrialisation de solutions d’inclusion numérique. Nous travaillons ainsi avec nos sociétaires à la création de projets nationaux. L’objectif est de faire grandir le secteur tout en portant la voix de ses acteurs.

Qui compose la MedNum ?

L'équipe est composée d’une quinzaine de salariés. Dernièrement, nous avons opéré une réorganisation des activités autour de 3 directions : une direction étude et plaidoyer, une direction projet qui est transversale et une direction finance et services aux sociétaires qui devrait voir le jour à la fin du 1er semestre. La direction générale porte enfin les pôles communication et vie coopérative, essentiels à la bonne animation de nos réseaux et la mise en lumière des actions de nos sociétaires.

Mais la MedNum est composée de parties prenantes très diverses : plus de 100 sociétaires, des collectivités territoriales, l’État, les acteurs économiques et d’autres types d’acteurs comme des personnes physiques, des acteurs de la médiation numérique qui portent ensemble, au-delà de l’enjeu social, les valeurs du libre, des communs… bref, d’un numérique au service de l’intérêt général.

En parlant des valeurs, quelles sont celles de la MedNum ?

Nous avons avant tout un attachement à la chose commune et à l’intérêt général. Cela se traduit dans la forme même de notre coopérative et dans son fonctionnement. Nous intervenons plus largement sur l’ensemble des sujets en développant l’idée d’un numérique responsable et accessible à tous (santé, territoires, éducation, accueil des réfugiés, culture…). Nous sommes évidemment très attachés à la culture de l’internet libre et des communs, comme bon nombre de nos sociétaires.

Vous mettez ces valeurs en œuvre notamment à travers les projets que vous réalisez. Lequel de ces projets vous rend le plus fier ?

Difficile de choisir tant les projets sont tous importants ! Mais je dirais, en raison du contexte actuel de la guerre en Ukraine, que “refugiés.info” est celui qui me rend le plus fier. Les équipes s’y sont engagées personnellement, en mettant toutes leurs compétences à son service. Il y a un gros investissement humain sur ce projet qui opère, en ce moment, la plateforme officielle du gouvernement pour la mise en relation des français voulant apporter leur aide pour l’hébergement avec des associations et les personnes en exprimant le besoin.

En quoi le projet Réfugiés.info consiste-t-il ?

In “normal” times, it is an information portal, contributory and open-source, co-developed with the Interministerial Delegation for the Reception and Integration of Refugees, which provides simple and translated information to refugees and their carers.

This project helps refugees to find an initiative, a training adapted to their situation, to understand the administrative procedures or to consult the directory to find an association.

This platform works like Wikipedia: everyone can contribute by writing or translating practical information.

Si vous deviez résumer les principaux enjeux de la MedNum actuellement quels seraient-il ?

D’abord ce serait réussir à faire entendre la voix de nos sociétaires lors des différentes élections à venir, présidentielles et législatives. Nous avons de gros objectifs autour des projets data cette année, mais également autour du lancement d’une version 2 des plateformes téléphoniques d’aide et d’accompagnement aux usages du numérique du quotidien.

 
 

Les élections présidentielles arrivent bientôt en France. Vous avez d’ailleurs publié vos propositions pour l’élection présidentielle de 2022. À ce sujet, à quel problème répondez-vous et quelles solutions préconisez-vous ? 

En France, plus de 14 millions de personnes seraient en situation de fragilité numérique, c’est-à-dire éloignées, non équipées et/ou en grande difficulté avec les différents usages du numérique. C’est à ce problème de justice sociale que nous répondons.

Nous préconisons des actions sur 4 thématiques importantes pour nos sociétaires : l’éducation, l’emploi et le pouvoir d’achat, la santé et l’environnement.

Nous insistons avant tout sur la nécessité de créer une véritable filière professionnelle de la médiation numérique, par exemple en travaillant sur la stabilité des financements aux structures de l’inclusion numérique, d’offrir des services numériques accessibles à tous et partout et de promouvoir un numérique d’intérêt général, libre, ouvert, universel et collectif.

En matière d’éducation, nous proposons de faire de l’éducation numérique une priorité dans l’enseignement, du primaire au supérieur, pour former les citoyens éclairés de demain, et d’outiller, de sensibiliser et de former les professionnels de l’éducation et de l’accompagnement social. Mais également d’affirmer les complémentarités entre médiation et éducation numérique tout en donnant une attention spécifique aux publics particulièrement éloignés.

Sur les questions d’emploi et de pouvoir d’achat, nous oeuvrons pour intensifier les efforts de formation et d’accompagnement au numérique pour les jeunes et les demandeurs d’emploi ; pour faire de l’entreprise un véritable lieu d’apprentissage du numérique ; pour accompagner les petites structures dans leur transformation numérique et pour faire du numérique un accélérateur de pouvoir d’achat des citoyens. Nous défendons, par exemple, la mise en œuvre d’un réel “tarif social internet” pour les ménages modestes.

En matière de santé, enfin, la MedNum propose d'agir au plus près des personnes en situation de fragilité pour leur garantir un accès aux informations et aux soins, de renforcer la dynamique d’acculturation entre la médiation numérique et le monde de la santé et de créer les conditions de la confiance des usagers dans l'utilisation du numérique en santé.

Enfin, quels sont vos liens et vos attentes vis-à-vis du Social Good Accelerator ?

La MedNum est membre du Social Good Accelerator depuis deux ans. Nous sommes partenaires du projet Social Tech Academy, qui explore les compétences numériques de l'ESS pour créer un portail d'information, et membres du groupe de travail European Public Affairs.

Pour de nombreuses personnes, les questions européennes semblent encore lointaines, mais nous sommes convaincus que la gestion de projets de cette envergure est efficace, tant en termes de partage de bonnes pratiques avec nos voisins que de stimulation de développements politiques intéressants pour le secteur de l'économie sociale et l'inclusion numérique en particulier.

Faire partie du Social Good Accelerator nous permet de disposer d'un environnement commun pour exprimer nos attentes et mettre en commun les moyens de les réaliser. Cette démarche s'inscrit dans le prolongement direct de la manière dont nous travaillons avec nos membres et est particulièrement en phase avec nos valeurs.

Un article écrit par

Justine Coopman
justine(at)socialgoodaccelerator.eu
Affaires publiques et Communication
Lille, France
Social Tech Atlas: why a single map for a thousand social organisations?

Social Tech Atlas : pourquoi une seule et même carte pour 1000 organisations de l'ESS ?

Social Tech Atlas : pourquoi une seule et même carte pour 1000 organisations de l'ESS ?

Jusqu’alors, il n’existait aucune base de données européenne regroupant à la fois les organisations soutenant les acteurs de l’économie sociale dans leur transition numérique, ni celles offrant des outils et services numériques alternatifs. C’est désormais chose faite avec le Social Tech Atlas, qui ne prétend pas avoir réussi à les réunir, mais en a bien l’ambition.

Voici les objectifs de cet outil gratuit, ouvert et accessible.

Screenshot Social Tech Atlas
Une brève vue du Social Tech Atlas : chaque point correspond à une organisation, et chaque couleur à un secteur précis.
Source: Social Tech Atlas

Rassembler les acteurs de la Social Tech
Alors que de nombreux autres cas de cartographie existaient déjà, le SOGA a récemment fait le constat qu’une cartographie regroupant les acteurs impliqués de près comme de loin pour la Social Tech était aux abonnés absents. Par exemple, des organisations comme Impact Database ont proposé une carte interactive du paysage des investisseurs à impact en Europe. Dans le cas du SOGA, le but est bien de regrouper les acteurs de la Social Tech. Ce concept décrit le fait d’utiliser les technologies numériques pour agir pour l’intérêt général et la société. En d’autres termes, il s’agit du modèle que le SOGA prône depuis sa création, c’est-à-dire celui de résorber les inégalités, de renforcer les solidarités existantes ou encore d’innover socialement à travers l’utilisation des outils numériques ouverts et libres.


Constituée de modèles technologies s’appuyant sur des acteurs et des infrastructures de l’ESS, la Social Tech propose des systèmes à fort impact social et environnemental. Par ailleurs, il est nécessaire que l’ESS réussisse sa transition numérique, notamment pour qu’elle préserve son patrimoine social immatériel, au coeur du modèle européen.

Une carte interactive pour mutualiser les forces des spécificités du modèle Tech européen
Pour y parvenir, comme de nombreux acteurs du secteur, le Social Good Accelerator souhaite lui aussi proposer des outils ouverts couplés à des applications pratiques. Cette idée de base de données que l’association a désormais en tête depuis quelque temps permettra aux organisations de l’ESS en Europe et aux décideurs politiques d’identifier rapidement plusieurs acteurs. Les bases de données qui fourniront le Social Tech Atlas seront d’ailleurs des bases ouvertes de nos partenaires, qui recensent déjà un certain nombre de structures que le SOGA souhaiterait référencer. Il faut en effet agréger cette donnée, la valider, la rendre conforme au RGPD pour qu’ensuite elle soit intégrée dans l’Atlas. L’équipe du projet a dû garder en tête l’objectif de cette cartographie ouverte, et donc de bien filtrer les organisations qui avaient lieu d’y être des autres.

D’abord, l’Atlas leur permettra de trouver les organisations européennes qui accompagnent en particulier les acteurs de l’ESS dans leur transition numérique par des méthodes axées par exemple sur un accompagnement au changement ou de l’UX design adapté. Ensuite, toute organisation pourra trouver des structures européennes à statuts variables (coopératives, mutuelles, associations, fondations) proposant des outils et services numériques alternatifs et ouverts.

L’objectif du Social Tech Atlas est bien de mutualiser les forces pour contribuer aux spécificités du modèle Tech européen, tout en améliorant la reconnaissance de valeur ajoutée qu’il incombe. Mutualiser les forces pour le plus grand bien permettra aux structures concernées de leur limiter des coûts financiers et temporels. En effet, avec le Social Tech Atlas, un gain de temps considérable est potentiellement envisageable pour les structures de l’économie sociale. La création de tels communs s’inscrit dans la démarche du SOGA de renforcer les missions du secteur. Il s’agit là de permettre aux acteurs européens de l’ESS de trouver des partenaires en phase avec la transformation numérique de leur structure. 

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Le logo du Social Tech Atlas.
Source: Social Good Accelerator

En plus d’offrir des compétences et des services utiles au bien commun, les organisations référencées sont ici aussi spécialisées sur les enjeux ESS (parfois même en en faisant statutairement partie).

L’ambition du SOGA dans la création d’un tel commun numérique est bien de voir se multiplier les coopérations européennes dans la Social Tech. Cette ambition n’aurait pas pu être concrétisée sans l’incroyable engagement des partenaires et bénévoles de l’association d’Aésio Mutuelle, qui fut le principal financeur de ce projet. Un immense merci à nos bénévoles de >Contournement>, de Latitudes, du Fantastique Bazar et de Vizity pour l’énorme travail accompli. Allez faire un tour sur leur site, c’est super ce qu’ils font !

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AESIO Mutuelle
PANA
DSA et DMA : l’Union européenne peut-elle vraiment réguler les Big Tech ?

DSA et DMA : l’Union européenne peut-elle vraiment réguler les Big Tech ?

DSA et DMA : l’Union européenne peut-elle vraiment réguler les Big Tech ?

Mars 2021 – Par Arnaud Castaignet

En décembre 2020, la Commission européenne a présenté deux textes majeurs : le Digital Services Act (DSA) et le Digital Markets Act (DMA).

Ces propositions législatives visent à réguler les plateformes numériques et à clarifier leurs responsabilités, notamment en matière de modération des contenus et de fonctionnement des marchés numériques.

Ces textes sont présentés comme urgents, dans un contexte où des entreprises comme Google, Facebook, Amazon ou Apple concentrent un pouvoir économique et informationnel sans précédent.

Un contexte politique favorable à une régulation renforcée

Le débat s’est intensifié après la suspension des comptes du président américain Donald Trump par Twitter, Facebook, Instagram ou Snapchat.

Sans défendre les propos de l’ancien président, plusieurs responsables européens ont exprimé leurs réserves :

  • Angela Merkel a jugé cette décision « problématique » ;

  • Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, l’a qualifiée de « déconcertante ».

Pour l’Union européenne, la régulation de la liberté d’expression ne peut reposer uniquement sur des règles internes d’entreprises privées. Elle doit être encadrée par des lois démocratiques.

DSA : réguler les processus, pas les contenus

Le Digital Services Act vise principalement à :

  • harmoniser les règles applicables aux services numériques dans l’UE ;

  • renforcer la transparence des décisions de modération ;

  • clarifier les procédures de signalement et de retrait de contenus ;

  • garantir des mécanismes de recours ;

  • imposer des obligations de transparence en matière de publicité et d’accès aux données.

L’objectif n’est pas de réguler la parole elle-même, mais le processus de décision des plateformes.

Les entreprises qui ne respecteraient pas ces obligations pourraient s’exposer à des amendes de plusieurs milliards d’euros.

DMA : encadrer les “gatekeepers”

Le Digital Markets Act cible spécifiquement les plateformes dites « contrôleurs d’accès » (gatekeepers).

Un gatekeeper est une entreprise qui :

  • exerce une activité dans au moins trois États membres ;

  • opère dans l’un des huit services numériques essentiels (moteurs de recherche, réseaux sociaux, publicité, marketplaces, etc.) ;

  • réalise un chiffre d’affaires annuel supérieur à 6,5 milliards d’euros ou une capitalisation de plus de 65 milliards d’euros ;

  • compte plus de 45 millions d’utilisateurs finaux mensuels et 10 000 utilisateurs professionnels par an ;

  • occupe une position durable sur le marché.

Ces critères visent clairement les géants du numérique.

Un équilibre délicat : réguler sans étouffer l’innovation

Le DMA cible uniquement les acteurs les plus massifs afin de ne pas surcharger les PME et les start-ups européennes.

L’enjeu est double :

  1. Réduire l’accumulation de pouvoir économique ;
  2. Favoriser une concurrence plus équitable sur le marché unique numérique.

Un tournant pour la souveraineté numérique européenne

Les DSA et DMA constituent une étape majeure dans la construction d’une souveraineté numérique européenne.

Ils visent à :

  • protéger les droits fondamentaux ;

  • garantir la liberté d’expression dans un cadre démocratique ;

  • limiter les abus de position dominante ;

  • soutenir l’innovation et la concurrence.

Reste à savoir si ces instruments permettront réellement de transformer le fonctionnement de l’Internet mondial et de rééquilibrer le rapport de force face aux Big Tech.

    Conclusion : vers un Internet plus démocratique ?

    Avant de construire un Internet centré sur les citoyens, il est nécessaire de réguler la domination excessive de quelques acteurs globaux.

    Les propositions de DSA et DMA s’inscrivent dans cette ambition :
    protéger les consommateurs européens et préserver les droits fondamentaux à l’ère numérique.

    FAQ — DSA, DMA et régulation des plateformes

    Quelle est la différence entre le DSA et le DMA ?

    Le DSA régule les obligations des plateformes en matière de contenus et de transparence.
    Le DMA encadre le comportement économique des grandes plateformes dominantes.

    Qu’est-ce qu’un “gatekeeper” ?

    Une plateforme numérique dominante qui joue un rôle d’intermédiaire incontournable entre entreprises et utilisateurs.

    Le DSA régule-t-il la liberté d’expression ?

    Non. Il régule les processus de modération, pas les contenus eux-mêmes.

    Quelles sanctions sont prévues ?

    Des amendes pouvant atteindre plusieurs milliards d’euros, voire des mesures structurelles.

    Pourquoi ces textes sont-ils importants pour l’Europe ?

    Ils renforcent la souveraineté numérique européenne et visent à rééquilibrer le marché numérique face aux Big Tech.

    DigiCirc : appel à projets européen pour la ville circulaire

    DigiCirc : appel à projets européen pour la ville circulaire

    Le projet européen DigiCirc lance son 1er appel à projets dédié à la ville circulaire

    Le projet européen DigiCirc, coordonné par Cap Digital, lance son premier appel à projets consacré à la Circular City.

    Réunissant 10 partenaires issus de 9 pays européens, DigiCirc vise à accélérer la transition vers une économie circulaire en s’appuyant sur les technologies numériques.

    Doté de 2,4 millions d’euros de financement en cascade, le programme soutiendra des PME européennes développant des solutions digitales innovantes dans trois domaines :

    • 🏙️ Ville circulaire

    • 🌊 Blue Growth (économie bleue)

    • 🌱 Bioéconomie

    Un appel à projets centré sur la ville circulaire

    Ce premier appel recherche des solutions numériques innovantes capables de répondre aux défis de la ville circulaire :

    • améliorer l’efficacité des villes,

    • réduire leur empreinte écologique,

    • diminuer les coûts sanitaires liés aux pollutions urbaines,

    • optimiser la gestion des ressources (énergie, eau, déchets, mobilité).

    L’objectif est clair : utiliser le numérique comme levier d’une transition écologique urbaine.

    Pourquoi la ville circulaire ?

    La ville circulaire repose sur :

    • la réduction des déchets,

    • la réutilisation des ressources,

    • l’optimisation énergétique,

    • l’innovation technologique au service du développement durable.

    Le numérique (IoT, data, plateformes collaboratives, intelligence artificielle, jumeaux numériques, etc.) constitue un accélérateur stratégique pour atteindre ces objectifs.

    Qui peut candidater ?

    Les candidatures doivent être déposées par des consortia composés d’au moins deux PME ou start-ups européennes.

    Les projets sélectionnés bénéficieront de :

    • 💰 Jusqu’à 60 000 € de financement par PME/start-up

    • 🚀 Un programme intensif d’accélération de 12 semaines

    • 🎯 Un accompagnement personnalisé (business et expertise sectorielle)

    • 🛠️ Un accès à des outils pour tester et développer les solutions numériques

    Calendrier

    Date limite de candidature : 14 janvier 2021 à 17h00 (CET)

      Restez informés

      👉 Inscrivez-vous à la newsletter du projet DigiCirc pour recevoir les dernières actualités et opportunités.

      📩 Contact : julia.morawski (at) capdigital.com

        FAQ — Appel à projets DigiCirc Circular City

        Qu’est-ce que DigiCirc ?

        Un projet européen visant à soutenir l’économie circulaire grâce aux technologies numériques.

        Qui peut candidater ?

        Des consortia composés d’au moins deux PME ou start-ups européennes.

        Quel est le montant du financement ?

        Jusqu’à 60 000 € par PME/start-up sélectionnée.

        Quels secteurs sont concernés ?

        Ville circulaire, économie bleue et bioéconomie.

        Quel est l’objectif principal ?

        Accélérer le développement de solutions numériques pour réduire l’empreinte écologique des villes.

        SOGA EU : la route numérique de l’économie sociale vers Mannheim

        SOGA EU : la route numérique de l’économie sociale vers Mannheim

        La route vers le Sommet européen de l’économie sociale, Mannheim, mai 2021

        Tallinn, Estonie, novembre 2020

        Dans sa lettre d’intention adressée à David Maria Sassoli, président du Parlement européen, et à la chancelière allemande Angela Merkel, alors en charge de la présidence du Conseil de l’Union européenne, lettre qui accompagnait son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé que le Plan d’action pour l’économie sociale ferait partie des initiatives prévues pour 2021.

        Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmit, prépare actuellement ce plan. Il devrait le présenter lors du Sommet européen de l’économie sociale, les 26 et 27 mai 2021 à Mannheim, avant une adoption prévue au cours du second semestre 2021.

        Pourquoi ce Plan d’action européen pour l’économie sociale constitue-t-il une étape clé ?

        Ce document doit apporter une nouvelle vision du système économique. Il doit aussi devenir un instrument majeur pour intégrer de manière systématique l’économie sociale dans les différentes politiques socio-économiques de l’Union européenne, ainsi que dans ses actions destinées à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

        Le plan doit mettre en avant le fait que le tiers secteur et l’impact social peuvent jouer un rôle de transformation. Il doit aussi renforcer la capacité de réaction face aux crises.

        Aujourd’hui, l’Europe compte environ 2 millions d’entreprises de l’économie sociale — coopératives, mutuelles, associations à but non lucratif, fondations et entreprises sociales — soit 10 % de l’ensemble des entreprises de l’Union européenne. Environ 6,3 % de la population active travaille dans ce secteur. Pendant la crise du coronavirus, ce secteur est devenu plus visible. Les institutions européennes le considèrent désormais comme essentiel pour répondre aux deux grandes priorités européennes : la transition verte et la transition numérique.

        Un plan préparé avec plusieurs directions générales et des partenaires de la société civile

        Alors que le Mois de l’économie sociale et solidaire débute en France, comme chaque mois de novembre depuis onze ans, et qu’ESS France lance la plateforme Social Economy Republic, plusieurs institutions européennes travaillent conjointement à la préparation de ce plan.

        Cinq directions générales de la Commission européenne sont impliquées dans ces travaux : DG GROW, DG EMPL, DG Research & Innovation, DG ECFIN et DG CONNECT. Elles travaillent avec le Comité économique et social européen ainsi qu’avec des partenaires de la société civile, parmi lesquels nos partenaires Social Economy Europe et Pour la Solidarité.

        Nicolas Schmit

        Nicolas Schmit et Nicolas Hazard au cœur de la préparation du plan

        Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux Nicolas Schmit, ancien ministre de l’Économie sociale au Luxembourg, pilote ce plan pour la Commission européenne. Il considère que le soutien à l’économie sociale et aux entreprises sociales constitue une composante essentielle de la construction d’un avenir durable pour l’Europe.

        Dans cette perspective, il a clairement décidé de faire avancer le développement de ce plan. Il a d’ailleurs récemment nommé un nouveau conseiller spécial sur les questions d’économie sociale : Nicolas Hazard, entrepreneur français, fondateur et CEO de INCO, structure qui investit dans des entreprises innovantes, durables sur le plan environnemental et responsables sur le plan social, tout en les accompagnant.

        Lors d’une réunion tenue le 28 septembre avec la ministre finlandaise des Affaires sociales Aino-Kaisa Pekonen, Nicolas Schmit a également indiqué que le plan d’action inclurait le sujet de la participation sociale, afin de soutenir l’investissement dans le secteur.

        Le travail sur le plan passera aussi par la Digital Road to Mannheim 2021

        La préparation du plan passera aussi par la Digital Road to Mannheim 2021.

        Cette démarche comprend huit événements en ligne organisés en amont du Sommet européen de l’économie sociale. Chaque événement de cette feuille de route se concentre sur un sujet spécifique. Son objectif consiste à connecter les différents acteurs de l’économie sociale en Europe dans un format très interactif, à présenter des bonnes pratiques et des cas d’usage, et à diffuser de l’information grâce à des sessions interactives réunissant des acteurs du changement venus de toute l’Europe.

        Le premier événement en ligne, intitulé « New challenges, new innovations, new solidarities – Social Economy in the fight against COVID-19 », s’est tenu le 24 septembre et a rassemblé près de 300 participants en ligne.

        Le suivant, intitulé « Leaving no one behind – Employment, upskilling and social inclusion in the changing world of work », devait être organisé le 29 octobre. Parmi les intervenants annoncés figuraient Manuela Geleng, directrice à la DG EMPL, Sébastien Darrigrand, directeur général de l’UDES – Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire, ainsi que Trebor Scholz, fondateur de l’Institute for the Cooperative Digital Economy et du Platform Cooperativism Consortium.

        Une invitation à participer et à faire entendre la voix de l’ESS

        Nous encourageons chacun et chacune à y participer. Ces European Social Economy Exchange Events, organisés chaque mois, constituent une excellente occasion de se connecter, d’apprendre et de s’engager avec un public diversifié représentant la grande variété des acteurs actifs dans ce domaine à travers toute l’Europe.

        Il est important que l’ensemble des acteurs de l’ESS contribue à amplifier ces voix et à souligner l’importance de mesures significatives de soutien économique dirigées vers les acteurs de l’économie sociale. Il est tout aussi important de mettre en avant le rôle des réponses apportées par l’ESS dans la lutte contre la pandémie et dans le soutien à la résilience post-Covid-19.

        Auteur
        Arnaud Castaignet, expert européen Tech et administrateur du SOGA EU
        Tallinn, Estonie
        Novembre 2020

        Comment la Commission européenne a mobilisé hackers et makers dans la lutte contre le Covid-19

        Comment la Commission européenne a mobilisé hackers et makers dans la lutte contre le Covid-19

        Par Arnaud Castaignet, administrateur et expert Tech UE, Estonie.

        La Commission européenne a mobilisé hackers et makers en Europe face au Covid-19, en s’appuyant sur les communautés de la Social Good Tech pour faire émerger rapidement des solutions innovantes.

        On peut débattre de bien des aspects de la contribution des institutions européennes à la lutte contre la pandémie. Un point mérite néanmoins l’attention : la Commission européenne a très vite compris que les communautés de la Tech for Good, les innovateurs, les start-up et les makers de toutes sortes pouvaient contribuer à développer des solutions innovantes pour atténuer les conséquences négatives de la crise sanitaire.

        Deux initiatives majeures ont ainsi bénéficié du soutien de la Commission européenne.

        #EUvsVirus : hackers et makers en Europe face au Covid-19

        L’événement #EUvsVirus a pris la forme d’un hackathon paneuropéen organisé du 24 au 26 avril. Il s’agissait d’une initiative conjointe entre la Commission européenne et des acteurs issus d’initiatives nationales similaires dans plusieurs États membres.

        L’événement a réuni des responsables publics, comme Blazenka Divjak, ministre croate de la Science et de l’Éducation, ou Pedro Duque, ministre espagnol de la Science et de l’Innovation. Il a également mobilisé des partenaires privés de la communauté technologique européenne, parmi lesquels Daniel Ek, cofondateur et CEO de Spotify, Peter Vesterbacka, créateur d’Angry Birds, et Juan de Antonio, fondateur et CEO de Cabify. Des organisations de la société civile y ont aussi participé, comme le French Refugee Council, Women In Tech Portugal ou encore l’European Association for the Defense of Human Rights.

        Au total, 117 solutions innovantes pour faire face au coronavirus ont été sélectionnées. Parmi les projets remarqués figure Aidbind, porté par des équipes de Bulgarie, d’Allemagne, de Malte, de Suède et de Suisse. Cette solution répond au déficit d’information entre la demande, l’offre et le financement de produits médicaux, grâce à un système fondé sur les dons et l’action caritative. Autre initiative remarquée : Bankera Business Care, en Lituanie, qui propose aux PME une solution de financement de court terme pour couvrir leurs besoins de liquidité en période de crise. Ce hackathon illustre la mobilisation des hackers et makers en Europe face au Covid-19.

        #TheGlobalHack : le mouvement Hack the Crisis

        Un autre événement important s’est tenu du 9 au 12 avril : #TheGlobalHack, inscrit dans la dynamique du mouvement Hack the Crisis.

        Cette initiative a été lancée par trois organisations estoniennes : Garage48, Accelerate Estonia et Guaana, déjà à l’origine du hackathon estonien Hack the Crisis, organisé du 13 au 15 mars. Elle a rassemblé plus de 12 000 participants issus de 98 pays.

        L’événement a reçu le soutien actif et la participation d’organisations comme la UN SDG Action Campaign, l’Agence spatiale européenne, la Banque européenne d’investissement, EU4Digital, Hack for Italy, la Blockchain Philanthropy Foundation, World Cleanup Day, Business Finland ou encore l’Innovation Centre Kosovo.

        Parmi les lauréats notables figure SunCrafter, une initiative basée à Berlin. Le projet propose une station de désinfection alimentée à l’énergie solaire, utilisant la lumière UV, sans maintenance et sans production de déchets. La solution devait déjà être déployée au Ghana. Autre exemple marquant : Act on Crisis, en Lituanie, une plateforme grâce à laquelle des professionnels peuvent apporter un soutien émotionnel par téléphone aux personnes confrontées à une anxiété accrue en raison des confinements.

        Hackers et makers en Europe face au Covid-19 : une mobilisation massive

        Depuis le début du mois de mars, de nombreux hackathons en ligne ont été organisés à travers l’Europe. Le plus grand s’est tenu en Allemagne, le 20 mars, pendant 48 heures. Il a réuni 42 869 participants, qui ont développé 800 projets.

        Cette dynamique a montré que les communautés européennes d’innovateurs, de développeurs et de makers étaient capables de se mobiliser rapidement face à une crise inédite. 

        Capture d’écran de la carte du site Covid-Initiatives. Photo: D.R.

        Pas de solution miracle, mais la preuve que la communauté européenne de la #SocialGoodTech a beaucoup à offrir

        Bien sûr, aucune technologie et aucune de ces initiatives ne prétendait « résoudre » la pandémie. Les véritables héros demeurent les médecins et les soignants, qui ont sauvé des vies et risqué les leurs, souvent en manquant d’équipements médicaux de base comme les masques, les gants, les tests ou les respirateurs.

        Mais cette crise a révélé autre chose : les pays et les organisations doivent être capables d’agir avec agilité et de s’adapter rapidement.

        Ainsi, à travers l’Europe, la communauté des makers et les réseaux de petits fabricants en mode DIY ont joué un rôle concret, notamment pour répondre à la pénurie de matériel médical. Les noms de Cristian Fracassi et Alessandro Romaioli ne sont peut-être pas connus de tous, mais leur histoire a circulé dans le monde entier. Ce sont les deux ingénieurs qui ont transformé les kits de plongée de Decathlon en masques respiratoires d’urgence.

        En France, la plateforme Covid-Initiatives, lancée par le réseau français des fablabs, a permis de rassembler la communauté des makers et de l’orienter vers les lieux où les besoins en équipements de protection individuelle étaient les plus urgents.

        Et après la crise ?

        On peut espérer que la collaboration entre les institutions européennes et ces communautés se poursuivra au-delà de la crise sanitaire.

        La Commission européenne a montré qu’elle pouvait agir rapidement pour soutenir des initiatives innovantes et leur apporter un soutien financier adapté. Mais la communauté européenne de la Social Good Tech aura besoin d’investissements durables et d’un renforcement des compétences pour démontrer pleinement son potentiel dans les années à venir.

        Cette dynamique confirme le potentiel des hackers et makers en Europe face au Covid-19.

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