EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

Pendant deux jours, les acteurs de l’économie sociale se sont retrouvés en ligne pour le premier sommet européen entièrement dédié à ce sujet. Plus de 5 000 participants ont assisté à cet événement pionnier, retransmis depuis Mannheim, sur les bords du Rhin. Ateliers, keynotes, présentations de projets : l’Europe de l’économie sociale s’y est donnée rendez-vous pour affirmer sa place et dévoiler ses ambitions.

Le Social Good Accelerator (SOGA) faisait partie des organisateurs et intervenants, notamment pour présenter ses nouveaux travaux.

mannheim presentators
Hosts introducing the EUSES on May 27th 2021
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Un sommet très attendu sous présidence allemande

Initialement prévu plus tôt dans l’année mais reporté pour raisons sanitaires, le sommet a été officiellement porté par la Présidence allemande du Conseil de l’UE et organisé à Mannheim, ville historiquement engagée dans l’économie sociale.

De nombreuses personnalités européennes étaient présentes, parmi lesquelles :

  • Manon Aubry et Sven Giegold, membres de l’Intergroupe parlementaire sur l’économie sociale,
  • Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg,
  • Thierry Breton, Commissaire au Marché intérieur,
  • Nicolas Schmit, Commissaire à l’Emploi et aux Droits sociaux.

Ce dernier a profité de l’événement pour dévoiler les grandes orientations du premier plan d’action européen pour l’économie sociale.
La Commission avait lancé quelques semaines plus tôt une consultation ouverte, à laquelle le SOGA a contribué en formulant des propositions fortes sur la transition numérique et les modèles collaboratifs. Ces travaux ont également nourri les réflexions du comité scientifique de SOGA sur la suite de ses recherches.

Coopération entre secteurs social et numérique : premiers résultats d’étude

Lors d’une conférence dédiée, Emmanuel Rivat (Agence Phare), président du comité scientifique du SOGA, a présenté les résultats du premier chapitre de l’étude sur la coopération entre les secteurs social et numérique. Il a esquissé les hypothèses du second chapitre, consacré aux modèles émergents de l’économie contributive en Europe.

Puis Nuno Comando (Casa do Impacto, Portugal) a présenté plusieurs initiatives portugaises articulant innovation sociale et outils digitaux pour créer de la valeur sociale, notamment des solutions inclusives développées avec et pour les communautés locales.

Open data, no-code et services numériques de l’économie sociale

Le sommet fut également l’occasion pour le SOGA de lancer officiellement le Social Tech Atlas :
une cartographie interactive, open source, recensant plus de 1 000 acteurs européens :

  • organisations accompagnant la transition numérique de l’économie sociale,
  • entreprises et associations proposant des solutions alternatives ouvertes, libres ou pair-à-pair.

Aux côtés du SOGA, plusieurs partenaires ont présenté leur contribution :

  • Erwan Kezzar (>Contournement>) et Sander van der Waal (Waag, NL) ont expliqué le rôle du no-code et de l’open source pour démocratiser les technologies sociales ;
  • Patricia de la Garza Revilla (Quiddity) a souligné l’importance stratégique de devenir producteur d’open data pour favoriser la coopération et la transparence ;
  • Víctor Meseguer (Social Economy Europe) a rappelé l’importance du plaidoyer pour inscrire durablement l’économie sociale à l’agenda politique européen.
keynote Mannheim
Launching the Social Tech Atlas with the association’s partners
Source: EUSES, Stadt Mannheim, Social Good Accelerator (screenshot) 
euses OECD conference
Jeanne Bretécher and other European speakers at a EUSES conference organised by the EESC on May 27th 2021
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Transition numérique : un enjeu central pour les entreprises à but limité

Dans une conférence organisée par le Comité économique et social européen (CESE), Jeanne Bretécher, présidente du SOGA, est intervenue pour exposer les conditions d’une transition numérique juste et accessible pour l’ensemble des organisations d’utilité sociale.

Trois défis majeurs ont été particulièrement soulignés :

1. Des difficultés d’accès aux financements publics

Malgré près de 100 millions de bénévoles en Europe, les aides publiques restent largement orientées vers les projets ponctuels plutôt que vers les défis structurels (matériel, logiciels, formation, changement organisationnel).

2. Une barrière culturelle persistante entre ESS et Tech

Les valeurs, langages et pratiques diffèrent, générant des incompréhensions et un sentiment d’éloignement.
Cette barrière est renforcée par un manque de visibilité des solutions numériques compatibles avec les valeurs de l’ESS (open source, no-code, logiciel libre).

3. Un déficit critique de compétences numériques

Les organisations manquent de moyens pour former salariés et bénévoles.
Ce déficit fragilise leur performance, leur résilience et leur capacité à accompagner leurs publics.

La présidente du SOGA a également plaidé pour :

  • une démocratisation de l’acculturation numérique,

  • le développement des communs numériques,

  • un soutien massif aux acteurs de l’éducation numérique et du re-skilling,

  • une approche inclusive qui ne se limite pas aux entreprises à but lucratif limité mais englobe toutes les organisations œuvrant pour le bien commun.

European flags
The main building of the European Commission in Brussels, Belgium
Image free of rights

Un succès européen et une étape clé pour la feuille de route à venir

Le sommet de Mannheim a permis :

  • de mettre en lumière des projets ambitieux et innovants,

  • de renforcer les alliances entre organisations de l’économie sociale et du numérique,

  • de démontrer la capacité de résilience d’un événement 100 % en ligne,

  • d’accélérer l’élaboration du plan d’action européen pour l’économie sociale, dont la publication finale était attendue en novembre.

Pour le SOGA, EUSES 2021 a été un espace stratégique pour porter haut ses propositions, ses outils et sa vision d’une transition numérique plus juste, collaborative et ouverte.

 

mannheim stadt
Panorama view of the city of Mannheim, Germany, from which the EUSES was broadcasted
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Sources:

– Michel Bauwens, Vasilis Kostakis, Manifeste pour une véritable économie collaborative : vers une société des communs, Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 2017, 112 pages

-Marieke Huysentruyt, How European Governments Can Help Spur Innovations for the Public Good, Stanford Social Innovation Review, Stanford, 2021

FAQ — EUSES 2021 et transition numérique de l’économie sociale

Qu’est-ce que EUSES 2021 ?

Le premier sommet européen entièrement dédié à l’économie sociale, réunissant plus de 5 000 participants autour de conférences, ateliers et projets innovants.

Pourquoi cet événement a-t-il été important ?

Parce qu’il a posé les bases du premier plan d’action européen pour l’économie sociale et renforcé la coopération entre acteurs sociaux et numériques.

Quel rôle a joué le Social Good Accelerator ?

SOGA a présenté ses travaux, lancé le Social Tech Atlas, contribué à la consultation européenne et participé à plusieurs conférences clés.

Quels sont les principaux défis de la transition numérique pour l’ESS ?

L’accès aux financements, les barrières culturelles avec le secteur Tech, et le manque de compétences numériques.

Qu’est-ce que le Social Tech Atlas ?

Une cartographie open source recensant plus de 1 000 acteurs européens du numérique social et des technologies ouvertes.

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim pour le premier sommet européen de l’économie sociale

Après plusieurs mois de report, nous sommes enfin à l’aube d’un rendez-vous majeur pour l’économie sociale en Europe. Dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne en 2020, Mannheim a été choisie pour accueillir le tout premier Sommet européen de l’économie sociale. Finalement organisé intégralement en ligne, et retransmis depuis la ville rhénane les 26 et 27 mai, cet événement n’en reste pas moins stratégique pour l’avenir du secteur.

Un sommet pionnier placé sous le signe de l’innovation, de la coopération et du numérique

EUSES 2021 constitue une première historique : un sommet européen entièrement dédié à l’économie sociale, centré sur trois grands axes essentiels pour la décennie à venir :
collaboration, innovation et transition numérique.

Porté par la présidence allemande, cet événement s’inscrit aussi dans une dynamique intergouvernementale plus large.

  • La présidence portugaise entend poursuivre ce travail en plaçant fortement l’économie sociale au cœur de son agenda.

  • La présidence française de 2022 annonce déjà faire du numérique une priorité, en cohérence avec les enjeux de souveraineté et d’inclusion numérique en Europe.

EUSES 2021 réunira plus de 300 organisations et proposera 80 sessions mêlant présentations, ateliers et échanges transnationaux. Un moment clé pour nourrir une vision européenne renouvelée de l’économie sociale.

La participation du Social Good Accelerator

Le Social Good Accelerator a été invité à intervenir pour présenter deux de ses projets structurants :
le Social Tech Atlas, et le second chapitre du pilier Recherche de l’association.

Le Social Tech Atlas : une cartographie européenne des acteurs du numérique social

À Mannheim, le SOGA dévoilera la première version de son Social Tech Atlas, un outil open source unique référençant déjà près de 1 000 organisations européennes impliquées dans :

  • la transition numérique de l’économie sociale,

  • la production de solutions technologiques alternatives, ouvertes, collaboratives ou pair-à-pair.

La cartographie est évolutive : les organisations peuvent demander à y être ajoutées, créant ainsi une ressource vivante et contributive destinée à toute la communauté européenne de la Social Tech.

Programme de recherche : une nouvelle phase tournée vers les modèles macroéconomiques

Après un premier chapitre consacré à la compréhension des besoins des acteurs tech et sociaux en Europe, le SOGA entame un second chapitre plus macroéconomique.
Objectif : analyser les modèles émergents de coopération numérique et sociale, et identifier leurs impacts potentiels sur les politiques européennes.

EUSES 2021 sera l’occasion de présenter :

  • les résultats du premier chapitre,

  • la méthodologie et le positionnement du second,

  • les perspectives de recherche sur les modèles contributifs et collaboratifs.

Un moment clé pour la visibilité de l’économie sociale européenne

Ce premier sommet européen représente un tournant dans la reconnaissance institutionnelle et stratégique de l’économie sociale. Pour le Social Good Accelerator, EUSES 2021 est une opportunité décisive pour :

  • mettre en avant ses travaux,

  • renforcer la coopération entre acteurs européens,

  • et contribuer à la définition d’un agenda numérique réellement inclusif et coopératif.

FAQ — EUSES 2021

Qu’est-ce que EUSES 2021 ?

Le premier sommet européen consacré entièrement à l’économie sociale, organisé par la présidence allemande du Conseil de l’UE.

Pourquoi Mannheim ?

La ville est engagée de longue date dans l’économie sociale et l’innovation, ce qui en fait un lieu symbolique pour ce premier sommet.

Qui participe au sommet ?

Plus de 300 organisations issues de l’ESS, du numérique, du secteur public, de la recherche et de l’innovation sociale.

Qu’est-ce que le Social Tech Atlas ?

Une cartographie open source recensant les acteurs européens de la Social Tech, destinée à faciliter l’interconnaissance et les collaborations.

En quoi consiste le programme de recherche du SOGA ?

Un travail en plusieurs chapitres analysant les besoins, modèles économiques et opportunités de coopération entre secteurs social et numérique en Europe.

SOGA EU 2020 Press Release – New ambitions, new team and sponsorship of Axelle Lemaire

Paris-Brussels, 26 October 2020
 

On the occasion of its annual General Assembly and its autumn Board of Directors, the SOGA EU (Social Good Accelerator EU) reaffirms its ambitions in favour of the digital transition of general interest actors in Europe. In order to achieve them, the association is renewing its Board of Directors and its Bureau: Axelle Lemaire, former Secretary of State in charge of digital and innovation within the French government and director of Terra numerata, associated with the Roland Berger law firm, has become the association’s patron. Alongside Jeanne Bretécher, President of the movement and Nils Pedersen, Vice-President in charge of Research and Institutional Affairs, Sylvain Reymond becomes Vice-President in charge of Development and Partnerships and Laura Frantz becomes Treasurer.

 
Created in March 2018, the Social Good Accelerator is a European movement that currently brings together 33 associations and social enterprises as well as 35 committed citizens between Paris, Lisbon and Brussels to accelerate the technological transition of general interest organisations in Europe. An increasing number of these actors are committed within this movement to ensure that organisations of social economy and civil society are fully recognised as players in the European technological transition, highlighting the non-profit and solidarity-based digital culture, exploring the conditions for cooperation between the social economy and the technological sector and organising the influence of European Social and Solidarity Economy (SSE) organisations in Brussels.

 

New European ambitions

In only two and a half years of its existence, SOGA EU has managed to organise the first Social Innovation Village at the Web Summit in 2018 (Lisbon) with the support of the European Commission to promote alternative models from SSE in Europe to Tech actors. At the end of 2019 it published a first study on cooperation between social utility and tech actors in Europe. 
 
Last spring, the movement and its members were consulted by the European Commission on the Data and AI strategies. At the same time, it launches the SOGA EU Academy, a peer-to-peer digital acculturation webinar programme for SSE organisations. 
 
On the basis of this initial assessment and these major successes, the association will intensify its action in the coming months with :
 
A mapping of the European actors of the digital transition in the Social and Solidarity Economy
The second part of our research work on cooperation between SSE and Tech actors in Europe, which will consist in analysing the contributions of the European tech sector
Active participation in the definition of the digital transition section of the European Plan for the Social Economy, which will be unveiled in Mannheim in May 2021 by the European Commissioner for Employment Nicolas Schmit, advised by Nicolas Hazard (INCO).
 

A strengthened  Governance

To achieve these new ambitions, the SOGA EU is renewing and consolidating its governance in depth while ensuring that it is representative of the stakeholders. 
 
Six new directors have joined the structure and support its expertise: Aurélien Beaucamp, President of AIDES and CSR Director of Page Group France; Emma Ghariani, Director General of SCIC la MedNum; Laure Vicard, Director of Innovation of Emmaus France; Denis Pansu, Director of Programmes of the Fondation Internet Nouvelle Génération; and Laura Franz, DAF-DRH of ProBonoLab.
 
Alongside Jeanne Bretécher, President, and Nils Pedersen, Vice-President, Sylvain Reymond also becomes Vice-President of the movement. Lila Senta Loys becomes Secretary and Laura Frantz, Treasurer.







Axelle Lemaire, former Secretary of State for Digital (2014-2017), joins the association as Main Sponsor and intends to give a new dimension to the Movement:



About the Social Good Accelerator Europe

 
The Social Good Accelerator EU is a European movement that brings together 33 associations and social enterprises and 35 committed citizens between Paris, Lisbon and Brussels to accelerate the technological transition of public interest organisations in Europe. 
 
In order for general interest organisations to be fully recognised as actors of the European technological transition, we highlight the non-profit and solidarity-based digital culture, explore the conditions of cooperation between social economy and technology sector and organise the influence of SSE organisations in Brussels. 
 

Our legal entity members (2020)




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Contact presse

Jeanne Bretécher, Présidente

contact (a) socialgoodaccelerator.eu

 

COMMUNIQUE SOGA EU 2020 – Nouvelles ambitions, nouvelle équipe et marrainage d’Axelle Lemaire

Paris-Bruxelles, le 26 octobre 2020

A l’occasion de son Assemblée Générale annuelle et de son Conseil d’Administration de rentrée, le SOGA EU (Social Good Accelerator EU) réaffirme ses ambitions en faveur de la transition numérique des acteurs de l’intérêt général en Europe. Pour les atteindre, l’association renouvelle son Conseil d’Administration et son Bureau  : Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d’Etat en charge du numérique et de l’innovation au sein du gouvernement français et directrice de Terra numerata, associée au Cabinet Roland Berger devient pour sa part marraine de l’association. Aux côtés de Jeanne Bretécher, Présidente du mouvement et Nils Pedersen, Vice-Président en charge de la Recherche et des affairs institutionnelles Sylvain Reymond devient Vice-président en charge du développement et des partenariats et Laura Frantz devient trésorière.

Créé en mars 2018, le Social Good Accelerator est un mouvement européen qui réunit à ce jour 33 associations et entreprises sociales ainsi 35 citoyens engagés entre Paris, Lisbonne et Bruxelles pour accélérer la transition technologique des organisations d’intérêt général en Europe. Ces acteurs sont de plus en plus nombreux à s’engager au sein de ce mouvement afin que les organisations d’intérêt général soient pleinement reconnues comme actrices de la transition technologique européenne, met en lumière la culture numérique à but non lucratif et solidaire, explore les conditions de coopération entre économie sociale et secteur technologique et organise l’influence des organisations de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) européenne à Bruxelles.

De nouvelles ambitions européennes


En seulement 2 ans et demi d’existence le SOGA EU est parvenu à organiser le premier village de l’´innovation sociale au Web Summit en 2018 (Lisbonne) avec le soutien de la commission européenne pour valoriser les modèles alternatifs issus de l’ESS en Europe auprès des acteurs de la Tech. Fin 2019 elle a publié une première étude sur les coopérations entres acteurs d’utilité sociale et acteurs tech en Europe. 

Au printemps dernier, le mouvement et ses membres sont consultés par la Commission européenne sur les stratégies Data et IA. En même temps, il lance la SOGA EU Academy, une programmation de webinaire d’acculturation numérique « pair à pair » pour les organisations de l’ESS. 

Forte de ce premier bilan et de ces grandes réussites, l’association intensifie son action dans les prochains mois avec :

  • Une cartographie des acteurs européens de la transition numérique dans l’Économie sociale et solidaire
  • Le deuxième volet de notre travail de recherche sur les coopérations entre acteurs de l’ESS et de la Tech en Europe, qui consistera à analyser les contributions du secteur tech européen
  • Une participation active à la définition du volet transition numérique du Plan européen pour l’Économie sociale qui sera dévoilé  Mannheim en mai 2021 par le Commissaire européen à l’emploi Nicolas Schmit, conseillé par Nicolas Hazard (INCO).

Une Gouvernance qui se renforce en conséquence


Pour atteindre ces nouvelles ambitions, le SOGA EU renouvelle et consolide sa gouvernance en profondeur tout en veillant à sa volonté de représentativité des acteurs. 

Six nouveaux administrateurs intègrent la structure et viennent appuyer son expertise  : Aurélien Beaucamp, Président de AIDES et Directeur RSE de Page Group France ; Emma Ghariani, Directrice générale de la SCIC la MedNum ; Laure Vicard, Directrice de l’innovation d’Emmaüs France ; Denis Pansu, Directeur des programmes de la Fondation Internet Nouvelle Génération; et Laura Franz, DAF-DRH de ProBonoLab.

Aux côtés de Jeanne Bretécher, Présidente, et de Nils Pedersen, Vice-Président, Sylvain Reymond devient également Vice-Président du mouvement. Lila Senta Loys en devient Secrétaire et Laura Frantz, Trésorière.











Axelle Lemaire, ancienne Secrétaire d’Etat au numérique (2014-2017), rejoint de son côté l’association en la qualité de Marraine et entend donner une nouvelle dimension au Mouvement : 





















A propos du Social Good Accelerator Europe


Le Social Good Accelerator EU est un mouvement européen qui réunit 33 associations et entreprises sociales ainsi 35 citoyens engagés entre Paris, Lisbonne et Bruxelles pour accélérer la transition technologique des organisations d’intérêt général en Europe. 

Pour que les organisations d’intérêt général soient pleinement reconnues comme actrices de la transition technologique européenne, nous mettons en lumière la culture numérique à but non lucratif et solidaire, nous explorons les conditions de coopération entre économie sociale et secteur technologique et organisons l’influence des organisations de l’ESS à Bruxelles. 

Nos membres personnes morales (2020)




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Contact presse

Jeanne Bretécher, Présidente

contact (a) socialgoodaccelerator.eu


Interview de la marraine du SOGA : Axelle Lemaire

Interview de la marraine du SOGA : Axelle Lemaire

Interview de la marraine du Social Good Accelerator : Axelle Lemaire

C’est un grand honneur pour notre équipe et pour notre communauté européenne : Axelle Lemaire a accepté, en septembre 2020, de devenir la marraine du Social Good Accelerator EU.

Ancienne Secrétaire d’État française chargée du Numérique, à l’origine de la loi pour une République numérique, elle est une défenseure engagée de l’inclusion numérique et du développement de solutions technologiques au service de l’économie sociale et solidaire.

Personne ne pouvait mieux incarner les valeurs que nous défendons.

G7 leaders

Pourquoi est-il important pour vous de vous engager en faveur de la transition technologique des organisations de l’économie sociale à l’échelle européenne ?

En tant qu’européenne convaincue et ancienne Secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation, je suis persuadée que Bruxelles doit jouer un rôle moteur dans la construction d’un modèle technologique européen fondé sur une transition sociétale et environnementale juste, inclusive et responsable.

Les nouvelles technologies peuvent produire le pire comme le meilleur.

Le modèle dominant du financement des start-up, basé sur une croissance rapide soutenue par des capitaux privés et des modèles de gouvernance fermés, tend parfois à invisibiliser d’autres modèles plus accessibles et alternatifs.

Lorsque seule la recherche de rentabilité maximale prime, les inégalités sociales se renforcent et l’empreinte écologique s’aggrave.

Il est essentiel que le secteur numérique accueille une pluralité de modèles économiques et sociaux, et qu’il y ait de la place pour tous — pas seulement pour les levées de fonds spectaculaires.

Face à ces défis, les acteurs de la solidarité et de la transition écologique, souvent fortement ancrés dans leurs territoires, jouent un rôle crucial mais encore sous-estimé.

Les organisations de l’économie sociale sont des piliers de l’équilibre sociétal. Elles :

  • mènent des missions éducatives, sociales et environnementales essentielles ;

  • transmettent des compétences de base aux publics les plus vulnérables ;

  • maintiennent la cohésion sociale en mobilisant citoyens, professionnels et experts ;

  • innovent constamment, en hybridant les modèles économiques et en développant de nouveaux services.

Pourquoi avez-vous accepté de devenir marraine du SOGA EU ?

Le Social Good Accelerator est une jeune association qui souhaite porter à Bruxelles la question de la transition technologique de l’économie sociale, créer une communauté européenne d’action et de partage, et bâtir des ponts entre les mondes de la solidarité et de la technologie.

Ce sont des projets ambitieux, portés par une nouvelle génération de professionnels de l’économie sociale et d’activistes du numérique.

La cause est juste, et je me reconnais pleinement dans la vision fondatrice du SOGA.

Ce type d’initiative nécessite de multiples mobilisations :

  • fédérer les organisations concernées,

  • mobiliser des experts et bénévoles,

  • lever des fonds,

  • produire de la recherche,

  • faire avancer des propositions politiques.

La transition technologique peut permettre à l’économie sociale d’accroître sa capacité d’action — à sa manière.

De nombreux modèles non lucratifs ou à lucrativité limitée méritent d’être mieux connus et déployés à grande échelle.

Or, les organisations de l’économie sociale sont souvent poussées à faire davantage avec moins de moyens. Les financeurs publics comme privés ne soutiennent pas suffisamment le développement des compétences et l’accompagnement nécessaires à la transformation numérique.

Il est temps d’aider l’économie sociale à changer d’échelle grâce au numérique.

    Je suis convaincue que Bruxelles doit jouer un rôle moteur dans la construction d’un modèle technologique européen centré sur une transition sociétale et environnementale juste, inclusive et responsable.

    Axelle Lemaire

    Ancienne Secrétaire d'Etat chargée du Numérique (2014-2017), marraine du SOGA

    Comment comptez-vous vous engager concrètement auprès de nos membres ?

    Être marraine est un rôle exigeant et stimulant.

    Je souhaite apporter un regard bienveillant et protecteur aux activités du Social Good Accelerator.

    À mon niveau, je peux :

    • partager mon expérience ;

    • contribuer à la visibilité de l’association ;

    • faciliter le dialogue avec des décideurs publics ;

    • soutenir des positions ambitieuses lorsque cela est nécessaire ;

    • être consultée sur mes domaines d’expertise.

    Il s’agit d’accompagner le développement du SOGA et de servir de relais stratégique au niveau européen.

      FAQ — Axelle Lemaire et le Social Good Accelerator

      Qui est Axelle Lemaire ?

      Axelle Lemaire est l’ancienne Secrétaire d’État française chargée du Numérique (2014–2017), elle est à l’origine de la loi pour une République numérique.

      Quel est son rôle auprès du SOGA ?

      Elle est marraine du Social Good Accelerator EU et apporte un soutien stratégique, politique et institutionnel.

      Pourquoi la transition numérique est-elle cruciale pour l’économie sociale ?

      Elle permet d’augmenter l’impact, d’améliorer l’efficacité et de renforcer la capacité d’action des organisations.

      Quel est l’enjeu européen ?

      Construire un modèle technologique européen alternatif, plus démocratique et plus inclusif.

      Comment le SOGA agit-il ?

      En structurant une communauté européenne, en produisant de la recherche et en portant un plaidoyer sur la transition numérique de l’économie sociale.