LaSuite.coop : l’alternative numérique coopérative, libre et hébergée en Europe dont l’ESS avait besoin

LaSuite.coop : l’alternative numérique coopérative, libre et hébergée en Europe dont l’ESS avait besoin

Abstract : 

Chaque année, 70 milliards d’euros quittent la France en direction des États-Unis pour financer nos seuls usages numériques. Derrière ce chiffre vertigineux, une réalité que l’on ne peut plus ignorer : l’Europe a perdu la maîtrise de ses infrastructures numériques. Clouds américains, logiciels en SaaS, données exposées au Cloud Act – la dépendance technologique est devenue une dépendance économique, géopolitique et même cognitive.

Face à ce constat, LaSuite.coop propose une réponse concrète, ancrée dans les valeurs de l’ESS : une suite bureautique collaborative, open source, hébergée en Europe, et gouvernée de façon coopérative. Portée par cinq structures engagées (IndieHosters, Le Bureau coop, Open Sources Politics, Yaal Coop et Algoo), elle s’adresse aux associations, coopératives, entreprises de l’ESS, institutions, universités et particuliers qui souhaitent reprendre la main sur leurs outils numériques – sans sacrifier la simplicité d’usage ni la continuité de service.

Pour accélérer son déploiement, LaSuite.coop lance aujourd’hui un appel à sociétariat. Devenir sociétaire, c’est financer une infrastructure numérique d’intérêt général, participer à sa gouvernance, et contribuer à faire de la souveraineté numérique une réalité collective. SOGA soutient et accompagne ce projet, convaincu de son potentiel transformateur pour l’ensemble de l’écosystème ESS.

Dépendance numérique : quel enjeu pour la France et l’Europe ?

Dépendance numérique

Chaque année, 70 milliards d’euros quittent la France vers les États-Unis uniquement pour nos usages numériques. Clouds, logiciels, plateformes, données, intelligence artificielle, infrastructures numériques : le numérique est devenu une infrastructure vitale que nous ne maîtrisons plus suffisamment.

C’est ce que rapporte Gilles Attaf, le président de l’association Origine France Garantie dans une interview donnée en janvier 2026. Un constat peu surprenant quand on sait que 80 % des données des entreprises européennes sont stockées dans des clouds américains, y compris pour des usages critiques.

La perte de contrôle sur nos données n’est plus une question marginale : avec l’adoption du Foreign Intelligence Surveillance Act ou encore du Cloud Act, les GAFAM et l’administration américaine s’arrogent le droit de les récupérer et de les utiliser, en dépit des décisions européennes. En conséquence, la dépendance numérique n’a jamais été aussi visible…ni aussi risquée.

Une dépendance technologique, économique, géopolitique et cognitive

Sur le plan économique, le capitalisme de plateforme s’est cristallisé : il concentre la valeur et le pouvoir de fixer unilatéralement les prix, les règles d’utilisation et les usages.

Avec le passage au cloud puis au Software as a Service (SaaS), nous sommes sortis d’un modèle d’achat pour entrer dans un modèle locatif : les fournisseurs peuvent ainsi augmenter leurs tarifs comme bon leur semble, imposer leur calendrier, orienter les migrations et créer un embargo durable. C’est ainsi qu’en 2025, les organisations et États européens ont dépensé 264 milliards d’euros en cloud et logiciels américains, alimentant ainsi l’économie d’outre-atlantique sans retombées sur la nôtre.

En outre, la captivité de nos Sociétés et de nos structures engendre un risque bien plus large et bien plus profond : un risque de dépendance cognitive. En effet, avec cet usage intensif des GAFAM, pris pour acquis dans nos quotidiens autant personnels que professionnels, nous perdons progressivement notre capacité à agir, décider, financer et perdurer.

Il n’est donc plus question de savoir si l’Europe ou la France est en capacité de se “dégafamiser”, mais plutôt de savoir comment le faire à grande échelle, sans compromettre l’interopérabilité, la performance et la prise en main des outils numériques qui jalonnent notre vie de tous les jours. C’est précisément à cette question que LaSuite.coop apporte une réponse – coopérative, open source, et ancrée dans les valeurs de l’ESS.

LaSuite.coop : la première brique coopérative vers la réappropriation numérique

LaSuite.coop est un projet mené de front par cinq structures engagées dans la promotion d’un numérique libre et démocratique : IndieHosters (pour l’hébergement), Le Bureau coop (pour la gestion des noms de domaine), Open Sources Politics (spécialisée dans la démocratie numérique, la participation citoyenne et les données), Yaal Coop (spécialisé dans le développement) et Algoo (engagée en faveur des logiciels libres).

Inspirée du projet éprouvé Decidim et la Suite numérique de l’État français, LaSuite.coop se positionne comme une alternative performante “Made in Europe” et “Made in Coop” aux grandes suites dominantes. 

LaSuite.coop

Elle permet aux associations, coopératives, entreprises de l’ESS, institutions, universités et particuliers de choisir des alternatives open source aux principaux outils bureautiques. Et tout cela en garantissant un hébergement fiable en Europe, des logiciels libres ergonomiques, simples à utiliser et accessibles au plus grand nombre, un accompagnement humain dans la migration et un pilotage collaboratif dans la durée. 

LaSuite.coop n’est pas une aventure isolée ni un projet opportuniste. Elle s’appuie sur trois fondations solides : une équipe fondatrice aux compétences complémentaires ; des logiciels déjà éprouvés à grande échelle ; et un ancrage réel dans l’écosystème du logiciel libre, de la coopération et du numérique d’intérêt général fondé sur des liens avec la Suite Numérique de la Direction Interministérielle du NUMérique (DINUM), la Suite Territoriale de l’Agence Nationale de la Cohésion Territoriale (ANCT), et l’accompagnement du réseau coopératif via l’URSCOP Auvergne-Rhône-Alpes.

Un modèle conçu pour durer et s’améliorer en continu avec ses utilisateur·rices

illustration travail équipe

LaSuite.coop est un projet en cours, dont l’équipe gère l’exploitation quotidienne des services tout en investissant dans leur amélioration continue. Ainsi, la suite se concentre sur les outils indispensables au travail collaboratif : notes, tableurs, fichiers, visio, mails, chat, etc. Des outils qui seront améliorés grâce à leurs utilisateur·rices. Cela passera par leurs retours d’usages, leurs besoins et la contribution directe de LaSuite.coop aux logiciels libres. 

L’idée n’est pas de demander aux organisations de renoncer à toutes leurs habitudes d’un coup, mais de leur permettre de retrouver la maîtrise  numérique et économique sans perdre en efficacité, en simplicité d’usage et en continuité de service. 

Pour ce faire, LaSuite.coop propose un accompagnement sur mesure à  ses utilisateur·rices, selon leur typologie et la taille de leur structure. Grâce à cela, iels opèrent une transition fluide et par étape dans cette conduite du changement qui demande souvent du temps, de nouvelles compétences, de nouveaux réflexes. 

Enfin, chaque déploiement renforce le commun : une partie du chiffre d’affaires est reversée aux logiciels libres qui rendent le service possible et sera décidée avec les sociétaires. Par conséquent, les usages financent à la fois l’autonomie immédiate des utilisateur·rices, et à la fois l’amélioration durable des ressources partagées.

Appel à sociétariat : construisons LaSuite ensemble

Afin d’accélérer son déploiement, l’équipe de LaSuite.coop lance une levée de fonds citoyenne par sociétariat. L’objectif : financer la consolidation de la coopérative et de l’équipe (recrutement de profils techniques avancés), le développement des fonctionnalités prioritaires et de l’expérience utilisateur, l’accompagnement des premières organisations, l’exploitation et l’amélioration continue du service, la structuration de la vie coopérative et de la communauté des sociétaires.

Deux paliers sont fixés : 

  • Palier 1 – 500 000 € : faire grandir l’offre B2B. Concrètement, cela signifie stabiliser la coopérative, fiabiliser les outils existants, renforcer l’accompagnement à la migration et rendre l’offre accessible au plus grand nombre d’organisations. Ce premier palier pose les fondations d’un service robuste et pérenne pour les structures de l’ESS, les associations et les institutions. 
LaSuite.coop
  • Palier 2 – 1 000 000 € : ouvrir LaSuite.coop au grand public. Une fois les bases consolidées, ce second palier permettra de proposer une offre B2C avec une expérience plus simple, plus directe et plus accessible. Et ce, pour que la souveraineté numérique ne soit plus réservée aux seules organisations, mais devienne un choix possible pour toutes et tous.

En devenant sociétaire, les client·es/utilisateur·rices rejoignent un modèle coopératif où iels deviennent acteur·rices de la gouvernance et des orientations du service. Et bonne nouvelle : aucun engagement financier n’est requis à ce stade. Il est possible de se pré-inscrire afin de manifester son intérêt et prendre part à la fondation du projet. L’équipe de LaSuite.coop prendra ensuite contact avec vous.

Pourquoi SOGA soutient et accompagne le projet ?

  • En tant que membre, LaSuite.coop bénéficie de l’offre de prestations de services de SOGA. Mais au-delà de ce partenariat, nous souhaitons soutenir les initiatives en lesquelles nous croyons, celles qui ont le potentiel de tout changer. En accompagnant LaSuite.coop dans son déploiement, nous escomptons également changer nos propres usages internes, documenter, partager cette migration auprès de nos adhérent·es et référencer LaSuite.coop au sein de notre Observatoire de l’ESS numérique. Ainsi, nous ambitionnons de contribuer activement à la transformation numérique des organisations de l’ESS.

Zoom sur…l’Observatoire de l’ESS numérique

Zoom sur…l’Observatoire de l’ESS numérique

Accélérer l’ESS numérique : un Observatoire sous forme de commun pour rendre visibles nos alternatives et confirmer leurs promesses

À l’heure où l’IA et les grandes plateformes redessinent nos usages, une autre histoire du numérique s’écrit dans l’ombre : celle de l’économie sociale et solidaire. L’Observatoire de l’ESS numérique, porté par le Social Good Accelerator (SOGA), entend sortir ces alternatives de l’invisibilité en les rendant enfin repérables, lisibles et actionnables pour les citoyennes et citoyens, les territoires et les décideurs publics.

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Un outil commun pour rendre visibles les alternatives

L’ESS numérique reste largement sous les radars, au moment même où nous aurions le plus besoin de solutions numériques alignées avec les droits fondamentaux, la justice sociale et la soutenabilité environnementale. 

Aujourd’hui, si vous cherchez une alternative numérique éthique — un hébergeur souverain, une plateforme coopérative, un logiciel libre adapté à vos besoins — vous ne savez pas où chercher. Non pas parce que ces alternatives n’existent pas, mais parce qu’elles sont invisibles : jamais recensées, jamais documentées, jamais comparables entre elles.

C’est le problème auquel répond l’Observatoire de l’ESS numérique : constituer pour la première fois un référentiel fiable et ouvert des organisations dont l’activité principale est le numérique d’intérêt général en France et en Belgique — et le rendre accessible à toutes et tous. Concrètement, l’Observatoire prendra la forme d’un annuaire web et mobile, filtrable par secteur, modèle économique, type de technologie ou impact social — une ressource ouverte et maintenue dans le temps par la communauté ESS.

Il s’accompagnera d’outils pédagogiques pour faciliter l’appropriation : jeu de cartes, exposition itinérante, fiches métiers et études de cas.

Au-delà d’un simple annuaire, il s’agit de doter l’ESS numérique d’un levier politique : un baromètre argumenté pour peser dans les débats sur les politiques numériques françaises et européennes, et défendre une « troisième voie » démocratique, éthique et souveraine face aux grandes plateformes numériques dominantes.

Un projet collectif, entre recherche et terrain

Porté par SOGA, think-and-do tank franco-européen et tête de réseau de plus de 50 membres entre Paris et Bruxelles, l’Observatoire agrège dès ses prémisses les têtes de réseaux, les opérateur·rices de l’ESS, les partenaires académiques et un comité de recherche indépendant. S’y retrouvent  notamment ESS France, le GIS Marsouin, l’INSA Rennes (via le Laboratoire Fabrique de Pensée Critique), Datactivist, Data Players, ainsi que des actrices et acteurs engagé·es de la Social Tech.

Le projet se déploie en plusieurs phases entre 2025 et 2028 :  

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2025–2026 : phase de recherche et faisabilité

Cette étape a permis de construire une première mouture de catégorisation et classification des familles d’actrices et acteurs, documenter les modèles socio-économiques, les impacts, la gouvernance et les coopérations. Nous avons ainsi pu identifier des sources de données publiques pertinentes, qualifier des modèles socio-économiques et déterminer des premiers critères de classification. 

L’objectif est de répondre à la question : est-ce faisable techniquement et humainement ?

2026–2027 : phase de développement de l'Observatoire

Cette phase recouvre plusieurs chantiers menés en parallèle. 

  • L’industrialisation du pipeline de données (algorithmes de filtrage avancés, enrichissement multi-sources, API, standards ouverts, actualisation de données)
  • L’ouverture à la communauté ESS via une gouvernance participative et des partenariats avec des bases de données complémentaires. 
  • En parallèle, un Datathon mobilisera des contributrices et contributeurs pour enrichir et valider collectivement la base. 
  • L’extension du périmètre à la Belgique
  • et enfin, le développement de l’interface web de l’Observatoire — moteur de recherche, filtres avancés, fiches organisations — co-conçue avec les futurs usagers et publiée sur data.gouv.fr et Wikidata.

2026–2027: phase de production et de diffusion pédagogique

Cette dernière étape aura pour but de créer et déployer les outils d’appropriation sur quatre à cinq territoires pilotes, avec une forte dimension d’éducation populaire et de dialogue entre ESS, jeunesse et décideurs publics.

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Une coopération étudiante structurante avec les étudiants du master « société numérique » de Sciences Po Lille/Centrale Lille

L’Observatoire n’est pas seulement un dispositif technique ou militant : c’est aussi un chantier d’apprentissage et de recherche-action qui mobilise le monde académique. À Sciences Po Lille, les étudiant·es de master Sociétés numériques sont impliqué·es dans une coopération 2025–2026 : ils analysent la littérature existante, affinent la typologie des familles de l’ESS numérique, recensent les bases de données disponibles, et participent à l’agrégation ainsi qu’à l’analyse des données manquantes via un questionnaire dédié.

Dans cette optique, Augustin de Chevigny, étudiant à Centrale Lille a lancé la brique technique et data, en lien étroit avec l’équipe projet de SOGA et Nastasia Fouret, mentor data. 

En outre, l’INSA Rennes, via le Laboratoire Fabrique de Pensée Critique, structure un programme de recherche-action : analyse documentaire, focus group exploratoire, enquête quantitative (300 réponses visées), puis 80 entretiens qualitatifs en France et en Belgique pour éclairer les modèles économiques, les impacts, les coopérations et les freins au passage à l’échelle.

Plus de 30 millions d'entités, environ 300 à trouver : L’enjeux de la qualification de la données

Au cœur de l’Observatoire, une brique « données » ambitieuse se construit pas à pas, sous l’impulsion de la data architecte Nastasia Fouret (Data for Good) et du travail patient d’Augustin, en charge de l’architecture et du pipeline technique. 

Le défi de fond est un problème de volumétrie et de qualité : le registre SIRENE recense près de 30 millions d’entités et il faut identifier parmi elles les quelque 300 (chiffre estimé) organisations qui relèvent de l’ESS actives dans le numérique. Ce travail exige un pipeline de filtrage et d’enrichissement robuste, reproductible, et auditable. Ces exigences sont indispensables pour identifier et qualifier l’ensemble des organisations de l’ESS actives dans le numérique, produire une base ouverte fiable, documentée et reproductible, et contribuer aux communs tels que data.gouv.fr ou Wikidata.

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Les choix de technologie s’appuient sur cinq principes directeurs :

  • simplicité : chaque brique fait une seule chose, de manière lisible, 
  • reproductibilité : chaque traitement est traçable et documenté, 
  • « open by default » : outils et codes sont disponibles en open source (ouverts à toutes et tous), 
  • interopérabilité : des formats ouverts et des standards partagés. 

Un premier pipeline de données développé en Python (langage informatique open source) a été validé :

il agrège des bases publiques et partenaires et a permis d’identifier près de 2 000 organisations candidates à partir du registre SIRENE. 

L’étape suivante est d’affiner ce résultat grâce à des méthodes d’enrichissement avancées — scraping web, scoring et intelligence artificielle locale — avant de soumettre seulement les cas les plus pertinents à la qualification des expertes et experts ESS, pour en retenir les quelque 300 qui relèvent réellement de l’ESS numérique : Cette qualification humaine des données sera organisée via Label Studio (community edition). La plateforme permettra une annotation structurée, multi-expert·es et auditable.

L’ensemble de cette infrastructure — pipeline, données et outil d’annotation — est hébergé sur un serveur indiehosters, hébergeur éthique et souverain.

À terme, la base validée sera mise à disposition en open data (formats CSV et Parquet), consultable via Grist, un tableau de bord collaboratif open source pour les utilisatrices et utilisateurs métiers, et publiée sur data.gouv.fr et Wikidata. Une API sera proposée pour les réutilisations avancées.

people pointing to a computer to collaborate on a joint project

Un pari tenu pour le moment… grâce au bénévolat et à la mutualisation

Si l’architecture technique, la coopération académique et la dynamique communautaire sont déjà là, tout repose aujourd’hui sur un équilibre extrêmement précaire : mutualisation de financements de projets, temps bénévole, mécénat de compétences et débrouille organisée.

 

Pour que ce chantier ne s’arrête pas au milieu du gué, l’enjeu est désormais de sécuriser des financements plus structurels :  

  • en adhérant au SOGA, avec une adhésion défiscalisée selon la grille votée en janvier 2026,  
  • en faisant un don, ponctuel ou récurrent, au bénéfice de l’Observatoire,  
  • en mobilisant des fondations, têtes de réseau ESS, opérateurs publics ou entreprises engagées susceptibles de devenir partenaires fondateurs (à partir de 5 000 euros, avec siège au comité scientifique, visibilité et co-construction des orientations).

Chaque adhésion, chaque contribution financière, chaque relais compte pour rendre enfin visibles les alternatives numériques de l’ESS, et faire de cette « troisième voie » non plus une promesse, mais une réalité partagée.

 

Nous sommes particulièrement reconnaissant·es envers les membres de notre comité de recherche – Jacques‑François Marchandise (AstroLabe,LFPC), Yaël Benayoun, Élise Ho‑Pun‑Cheung (Datactivist), Emmanuel Porte (INJEP), Amélie Pedrot (La Fonda/Labo de l’ESS), Véra Vidal (Coop des Communs), Emmanuel Rivat Agence Phare), Steve Lewis (ESS France), Anne Rumin (LFPC), Valérie Peugeot (Sciences Po Paris), Auber Richebourg (CSI) et Léa Rogliano AI Institute for Common Good) – qui, par leur expertise et leur disponibilité, garantissent la solidité scientifique de l’Observatoire de l’ESS numérique.

La Stratégie nationale de l’ESS enfin publiée au printemps avec une vraie place pour l’ESS numérique !

La Stratégie nationale de l’ESS enfin publiée au printemps avec une vraie place pour l’ESS numérique !

Faire du numérique un levier de souveraineté, d’inclusion et d’innovation pour l’ESS

Alors que la France s’apprête à adopter sa première Stratégie nationale de développement de l’ESS d’ici 2035, le Social Good Accelerator (SOGA) y porte une exigence claire : doter l’ESS d’une véritable stratégie numérique, ambitieuse, inclusive et alignée sur les valeurs de l’intérêt général. Fruit de plusieurs années de travail de recherche‑action en France et à Bruxelles, et de mois de concertation avec les têtes de réseau de l’ESS, cette contribution structurée doit être publiée au printemps, au moment où la Stratégie nationale de l’ESS entrera dans sa phase décisive.

VOICE : faire monter la voix de l’ESS numérique au sein du Conseil supérieur de l’ESS

Avec son programme VOICE, SOGA s’est donné pour mission de faire remonter les besoins des acteurs de l’ESS numérique et de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics nationaux et européens. 

Depuis 2018, SOGA travaille à Bruxelles avec l’unité “Social Economy” de la Commission européenne (DG GROW) pour intégrer les spécificités de l’ESS dans le Plan d’action européen pour l’économie sociale et les “Transition Pathways for Social Economy”, notamment sur les enjeux numériques, de données et d’IA. Cette expérience européenne irrigue directement la contribution de SOGA à la Stratégie nationale de l’ESS et permet de l’aligner sur les objectifs de la “Boussole numérique 2030” et des feuilles de route européennes.

La contribution de SOGA à la Stratégie nationale de l’ESS, co-construite à l’été 2025 avec nos membres, repose sur un diagnostic largement partagé : en France, la transition numérique de l’ESS reste insuffisamment suivie, coordonnée et financée, malgré un poids économique majeur et une contribution décisive à la cohésion sociale. Là où d’autres secteurs disposent déjà de feuilles de route numériques dédiées, l’ESS ne bénéficie pas encore d’une stratégie publique cohérente, ni d’un pilotage partagé à la hauteur des enjeux de souveraineté, d’inclusion et de durabilité.

 

Il y a un an, sur proposition d’ESS France, SOGA a rejoint le Conseil supérieur de l’ESS (CSESS) en tant que personnalité qualifiée, après avoir siégé dès 2019 à la Commission supérieure du numérique et des postes. C’est dans ce cadre que des mois de concertation ont été menés avec les têtes de réseau nationales (ESS France, Mouvement associatif, CG Scop, La Mednum, etc.), les CRESS et les acteurs de terrain, en articulation avec la consultation nationale pilotée par l’État pour co‑construire la Stratégie nationale.

Cette dynamique de dialogue structuré – associant le CSESS, les Ministres de tutelle (Véronique Louwagie puis Serge Papin) et la délégation ministérielle à l’ESS (Maxime Baduel) – a permis de faire converger les attentes du terrain, la vision européenne et les priorités de l’État, sous l’impulsion du délégué ministériel à l’ESS Maxime Baduel. 

SOGA anticipe ainsi que de nombreux éléments de sa contribution – notamment le volet numérique, la place des alternatives numérique de l’ESS et la gouvernance partagée – seront repris dans la version finale de la Stratégie nationale grâce à cette qualité de dialogue.

Une stratégie numérique de l’ESS alignée sur l’Europe

La contribution de SOGA complète celle d’ESS France et répond directement au Plan d’action européen pour l’économie sociale (2021) et à la feuille de route “Transition pathways for Social Economy” qui appelaient dès 2021 les États membres à reconnaître l’ESS comme acteur clé de la transition numérique et à co‑construire des actions spécifiques avec les têtes de réseau. SOGA y défend une vision : faire du numérique un levier de souveraineté, d’inclusion et de résilience pour l’ESS, plutôt qu’un facteur supplémentaire de fracture.

Le document propose une série de recommandations immédiatement actionnables, organisées autour de plusieurs axes :

  • inclusion formelle de toutes les familles de l’ESS dans les dispositifs d’innovation et de transformation numériques (France Num, “Osez l’IA”, dispositifs OPCO, DLA, etc.) ;
  • reconnaissance et financement des modèles numériques alternatifs portés par l’ESS (communs numériques, logiciels libres, plateformes coopératives, Social Tech) comme troisième voie face aux grandes plateformes privées ;
  • renforcement des moyens d’accompagnement (formation des dirigeants, postes hybrides inclusion numérique / accompagnement social, programmes de montée en compétences dans tous les territoires.
  • fléchage de la commande publique numérique et des investissements publics vers les opérateurs numériques de l’ESS, via quotas, labels et guides acheteurs.

En miroir des priorités européennes (transition verte, inclusion, innovation sociale), la contribution de SOGA montre que renforcer le numérique au sein de l’ESS, c’est aussi outiller l’ensemble des TPE‑PME françaises avec des solutions éthiques, ouvertes et sobres, issues des communs numériques et de l’ESS numérique.

VOICE, campagne nationale et valorisation des modèles numériques de l’ESS

Au printemps 2026, la publication de cette contribution nationale sera accompagnée du lancement d’une campagne de promotion de l’ESS opérée par ESS France, en cohérence avec l’axe “Inspirer” de la Stratégie nationale et les ambitions de visibilité portées par ESS France. 

SOGA prévoit, avec ses membres, de s’appuyer pleinement sur cette dynamique pour mettre en lumière les modèles numériques de l’ESS : plateformes coopératives, communs numériques, solutions d’inclusion, logiciels libres d’intérêt général, Social Tech Atlas, etc.

L’objectif est double :

  • rendre lisible, auprès du grand public comme des décideurs, des solutions souvent méconnues mais déjà opérationnelles sur le terrain ;
  • démontrer, exemples à l’appui, que ces modèles offrent une alternative robuste aux logiques de captation de données et de rente des grandes plateformes, tout en renforçant la cohésion sociale.

Place de l’IA dans la stratégie : entre dialogue social, protection des métiers et opportunités des modèles alternatifs de l’ESS

Dans sa contribution, ESS France souligne que la “révolution digitale” bouleverse les interactions, que l’intelligence artificielle efface les frontières entre le vrai et le faux et qu’il est urgent de “poser les limites éthiques à la transition numérique”. Cette analyse met en avant la responsabilité particulière de l’ESS pour orienter l’IA vers l’émancipation des personnes, la justice sociale et la cohésion des territoires, plutôt que vers la polarisation ou la déshumanisation des relations sociales. Dans ce cadre, le dialogue social interbranches sur l’IA apparaît comme un levier central pour débattre collectivement des usages concrets de l’IA, de leurs effets sur l’emploi, les conditions de travail et les compétences, dans la continuité des travaux déjà engagés par l’UDES sur les impacts du numérique et de l’IA sur les métiers, le dialogue social et les usages responsables dans l’ESS.

La contribution du Social Good Accelerator à cette même stratégie documente, côté terrain, les besoins spécifiques des organisations de l’ESS face à l’IA : manque structurel de financements pour la formation et l’accompagnement, difficulté à intégrer le numérique dans la stratégie faute de dispositifs adaptés, nécessité de chartes de bonnes pratiques et de gouvernances démocratiques des outils pour préserver la primauté de l’intérêt général. SOGA insiste sur la nécessité de former les parties prenantes de l’ESS aux enjeux de l’IA, de contribuer au débat public sur son encadrement éthique et d’accompagner l’évolution des métiers et de l’organisation du travail, afin que la diffusion de l’IA devienne un levier d’adaptation durable plutôt qu’un facteur supplémentaire de fragilisation. Cette approche rejoint l’appel d’ESS France à “renforcer la représentation des employeurs de l’ESS” dans les lieux où se construisent les normes du travail et les politiques de l’emploi, afin que ces enjeux numériques et IA soient pleinement intégrés au dialogue social interprofessionnel.

Comme Ambassadeur IA ESS, sous le pilotage de la Direction générale des entreprises, le Social Good Accelerator inscrit ce dialogue social technologique dans une dynamique plus large de transition numérique de l’ESS fondée sur des modèles numériques alternatifs (communs, logiciels libres, plateformes coopératives) au service de l’intérêt général. Cette ambition se traduira notamment par une mobilisation lors de la Semaine de l’IA pour tous, organisée par La MedNum et ses partenaires, qui vise à faire de l’IA “une opportunité pour tous” grâce à une programmation nationale d’ateliers, de débats et de ressources pédagogiques accessibles aux acteurs associatifs et coopératifs. L’enjeu est de faire converger, dans un même mouvement, la protection des métiers et des droits sociaux, un dialogue social renforcé sur les usages de l’IA, et la promotion de solutions d’IA alignées avec les valeurs de démocratie, de solidarité et de durabilité portées par l’ESS.

    L’Observatoire de l’ESS numérique : un outil structurant de la Stratégie

    Parmi les propositions phares de SOGA figure la création d’un Observatoire de l’ESS numérique, pensé comme un instrument de suivi, de capitalisation et de mise en réseau, articulé avec les travaux déjà engagés au niveau national et européen.

    Le premier enjeu est de référencer et mieux connaître les organisations de l’ESS qui ont le numérique comme activité principale, en structurant les données disponibles et en les complétant.

    Au‑delà de la mesure, l’Observatoire est conçu comme un levier de co‑construction de communs numériques : gouvernance partagée, implication des bénéficiaires, définition de standards éthiques, articulation avec les cadres européens (Data Act, Digital Services Act, finance durable). Il pourrait également devenir un point d’appui pour les politiques publiques (État, collectivités, opérateurs nationaux) et pour les financeurs souhaitant investir dans la transition numérique de l’ESS.

    Cet Observatoire aura à terme vocation à publier chaque année des baromètres de maturité numérique, des études d’impact, des guides de bonnes pratiques et un répertoire national et européen des solutions numériques “made in ESS”, en continuité avec le Social Tech Atlas.

    En s’engageant à développer cet Observatoire, SOGA met au service de la Stratégie nationale huit années d’expertise de terrain, un réseau européen d’alliés et une capacité éprouvée à produire des données, des analyses et de l’outillage en open source pour l’ensemble du secteur. 

      FAQ — Contribution du Social Good Accelerator à la Stratégie nationale de l’ESS

      Pourquoi le numérique est-il un enjeu stratégique pour l’économie sociale et solidaire ?

      Le numérique transforme profondément les modes d’organisation, les modèles économiques et les relations avec les bénéficiaires. Pour les organisations de l’ESS, il représente à la fois une opportunité d’innovation sociale et un risque de dépendance vis-à-vis de solutions technologiques dominantes. L’enjeu est donc de développer une transition numérique qui reste alignée avec les valeurs de solidarité, de gouvernance démocratique et d’intérêt général.

      Pourquoi une stratégie numérique spécifique pour l’ESS est-elle nécessaire ?

      Contrairement à d’autres secteurs économiques, l’ESS ne dispose pas encore d’une feuille de route publique structurée pour accompagner sa transformation numérique. Pourtant, le secteur représente un poids économique et social majeur. Une stratégie dédiée permettrait de coordonner les politiques publiques, de soutenir l’innovation et de renforcer la capacité des organisations à s’approprier les technologies.

      Quelles sont les principales recommandations formulées par le Social Good Accelerator ?

      La contribution de SOGA propose plusieurs axes d’action prioritaires :

      • intégrer pleinement les organisations de l’ESS dans les dispositifs publics de transformation numérique ;

      • soutenir les modèles numériques alternatifs portés par l’ESS (communs numériques, logiciels libres, plateformes coopératives) ;

      • renforcer les dispositifs de formation et d’accompagnement des structures ;

      • orienter une partie de la commande publique numérique vers les solutions issues de l’ESS.

      Quel lien existe-t-il entre la stratégie française et les politiques européennes ?

      La contribution de SOGA s’inscrit dans le prolongement du Plan d’action européen pour l’économie sociale (2021) et des travaux sur les Transition Pathways for Social Economy. Elle vise à aligner la stratégie française avec les priorités européennes en matière de souveraineté numérique, d’innovation sociale et de transition écologique.

      Quel rôle joue l’intelligence artificielle dans la stratégie de l’ESS ?

      L’intelligence artificielle constitue un enjeu majeur pour les organisations de l’ESS. Elle peut améliorer l’efficacité des services et ouvrir de nouvelles opportunités d’innovation sociale. Mais elle soulève aussi des questions éthiques, sociales et professionnelles. La contribution insiste donc sur l’importance de former les acteurs, d’encadrer les usages et de développer des solutions d’IA compatibles avec les valeurs de l’ESS.

      Qu’est-ce que l’Observatoire de l’ESS numérique proposé par le SOGA ?

      L’Observatoire de l’ESS numérique est un outil destiné à mieux connaître et structurer l’écosystème numérique de l’ESS. Il permettra de collecter des données, de publier des baromètres de maturité numérique, de référencer les solutions existantes et de faciliter la coopération entre acteurs à l’échelle nationale et européenne.

      NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ?

      NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ?

      NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ? Créer ensemble une troisième voie numérique

      Du 25 au 27 novembre 2025, le Social Good Accelerator (SOGA) et ses partenaires invitent les acteurs européens du numérique éthique et de l’économie sociale et solidaire à une nouvelle édition de Numérique en Commun[s] ESS Europe (NEC ESS).
      Après Lille, Saint-Sébastien et Bruxelles en 2023, cette édition 2025 se tiendra à Bruxelles le 25 novembre puis à Paris les 26 et 27 novembre, avec une ambition claire : explorer l’avenir de l’intelligence artificielle sous l’angle de la coopération, de l’éthique et du bien commun.

      Une troisième voie numérique : collective, éthique et européenne

      Face à la montée en puissance des technologies d’intelligence artificielle, une question essentielle s’impose : quelle place pour l’humain et le collectif dans la transformation numérique ?
      Le NEC ESS 2025 propose d’ouvrir le débat autour d’une “troisième voie numérique”, entre la logique de la big tech privée et celle des États centralisés : une voie coopérative, ancrée dans les valeurs de l’économie sociale et solidaire.

      Pendant trois jours, chercheurs, entrepreneurs, associations, collectivités et citoyens se retrouveront pour penser, débattre et expérimenter ensemble les contours d’une IA au service du bien commun, inclusive et démocratique par conception.

      💡 Le programme complet et les informations pratiques sont à retrouver sur la page dédiée :
      👉 Découvrir le programme détaillé du NEC ESS 2025

      Des partenaires engagés dans la transition numérique solidaire

      Le NEC ESS 2025 est soutenu par des partenaires de référence :
      Crédit Coopératif, Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), ESS France, Devoteam, Fondation de France, HelloAsso, Le Mouvement Associatif, CG Scop, Emmaüs Connect et La Mednum.
      Tous partagent une même conviction : le numérique peut être un bien commun, s’il est conçu et gouverné collectivement.

      Un rendez-vous à ne pas manquer

      Le NEC ESS 2025 s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent repenser le numérique à travers la coopération, la transparence et l’impact social.
      Que vous soyez membre d’une structure de l’ESS, chercheur, institution, entreprise engagée ou simple curieux du numérique responsable, ce rendez-vous est le vôtre.

      📅 Inscrivez-vous dès maintenant pour rejoindre le mouvement et participer à la construction d’une intelligence artificielle plus humaine et plus coopérative.

      Je m’inscris au NEC ESS 2025

      En marge du NEC ESS, participez à un atelier "Libérer les organisations de l'ESS des GAFAM"

      Le mercredi 26 novembre, de 13h à 17h, SOGA organise dans le cadre du projet DIGISET un atelier “Libérer les organisations ESS des GAFAM”.

      Pour y participer, cliquez sur ce lien : Je m’inscris à l’atelier.

      Vous (et/ou vos collègues) y participez pour la première fois ? Un défraiement de 948€ est possible !

      Attention, ce défraiement s’applique par l’organisation dont le siège est à plus de 20 km de l’événement. Si vous êtes éligibles, complétez ce formulaire.

      FAQ — NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ?

      Qu’est-ce que le NEC ESS Europe ?

      Le Numérique en Commun[s] ESS Europe (NEC ESS) est un événement européen dédié au numérique éthique, inclusif et coopératif.
      Organisé par le Social Good Accelerator (SOGA) et ses partenaires, il rassemble chaque année des acteurs publics, associatifs, économiques et académiques autour des grands enjeux de la transition numérique dans l’économie sociale et solidaire (ESS).

      Où et quand se déroulera cette édition ?

      L’édition aura lieu du 25 au 27 novembre 2025 :

      • 25 novembre à Bruxelles, pour la journée européenne d’ouverture ;

      • 26 et 27 novembre à Paris, pour deux journées de conférences, d’ateliers et de rencontres au Musée Social – CEDIAS.

      Quel est le thème de l'édition NEC ESS 2025 ?

      Le thème de NEC ESS 2025 est :

      “Intelligence artificielle ou coopérative ? Créer ensemble une troisième voie numérique.”
      L’objectif est d’explorer les alternatives européennes face aux modèles dominants d’intelligence artificielle, en réfléchissant à une IA au service du bien commun, ancrée dans la coopération, l’éthique et la transparence.

      Qui peut participer au NEC ESS 2025 ?

      Le NEC ESS s’adresse à tous les acteurs de la transition numérique solidaire :

      • organisations de l’ESS, fondations, coopératives et associations,

      • institutions publiques et collectivités locales,

      • entreprises engagées dans le numérique responsable,

      • chercheurs, étudiants et citoyens intéressés par les communs numériques.

      La participation est ouverte à toutes et tous, sur inscription gratuite (dans la limite des places disponibles).

      Quels seront les temps forts du programme de NEC ESS 2025 ?

      Le programme se déroulera sur trois journées complémentaires :

      • des conférences européennes sur la régulation et la gouvernance de l’IA,

      • des ateliers participatifs et retours d’expérience,

      • un forum des solutions Social Tech et des temps de rencontres entre acteurs.

      Le programme détaillé est disponible sur la page officielle de l’événement.

      Quels partenaires soutiennent NEC ESS 2025 ?

      Le NEC ESS 2025 est organisé avec le soutien financier de :

      • Crédit Coopératif
      • l’Agence Nationale de Cohésion des Territoires (ANCT) 
      • ESS France
      • Devoteam
      • Fondation de France

      Le NEC ESS 2025 est co-organisé par :

      • HelloAsso
      • Le Mouvement Associatif
      • CG Scop
      • Emmaüs Connect
      • La Mednum.

      Ces partenaires partagent un engagement commun : faire du numérique un bien commun, au service de l’humain et de la société.

      Pourquoi participer au NEC ESS 2025 ?

      Parce que le NEC ESS est plus qu’un événement : c’est un laboratoire collectif pour repenser la place du numérique dans nos sociétés.
      Participer, c’est :

      • contribuer à construire la “troisième voie numérique” européenne,

      • échanger avec des acteurs pionniers,

      • et repartir avec des outils, des contacts et des solutions concrètes pour transformer vos pratiques numériques.

      Comment s’inscrire au NEC ESS 2025 ?

      L’inscription se fait en ligne via le site officiel du Social Good Accelerator :
      👉 Je m’inscris au NEC ESS 2025

      Une fois inscrit·e, vous recevrez toutes les informations pratiques (horaires, lieux, intervenant·es et outils participatifs).

      Programme du NEC ESS Europe 2023

      Programme du NEC ESS Europe 2023

      Programme et temps forts du NEC ESS Europe 2023 — l’événement européen du numérique et de l’ESS

      En novembre 2023, le Social Good Accelerator (SOGA) et ses partenaires ont organisé le premier grand rendez-vous européen dédié à l’économie sociale et solidaire (ESS) numérique : Numérique en Commun[s] ESS Europe.
      De Paris à Bruxelles, en passant par Lille et Saint-Sébastien, cette initiative inédite a mis en lumière les enjeux, les potentiels et les défis de la transition numérique éthique et inclusive pour les acteurs de l’ESS à travers l’Europe.

      Un événement européen pour une transition numérique inclusive

      Le NEC ESS Europe 2023 s’inscrit dans la continuité des initiatives françaises Numérique en Commun[s], portées par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
      Son ambition : ouvrir la réflexion à l’échelle européenne, afin de favoriser la coopération entre structures publiques, entreprises sociales, chercheurs, collectivités et innovateurs numériques.
      À travers conférences, tables rondes et ateliers, les participants ont exploré des sujets clés tels que :

      • la gouvernance éthique des données,

      • la formation au numérique pour tous,

      • la coopération européenne dans la tech solidaire,

      • et les modèles de financement de la transition numérique des structures de l’ESS.

      Des rencontres dans quatre villes européennes

      L’événement s’est déroulé dans quatre territoires emblématiques, chacun incarnant une facette du numérique éthique et de la coopération européenne :

      🇫🇷 Paris – Lancement et plénières européennes

      Les sessions d’ouverture ont posé les bases d’un dialogue entre acteurs européens autour de la souveraineté numérique et des communs de la donnée.

      🇫🇷 Lille – Ateliers et intelligence collective

      Une journée dédiée aux outils collaboratifs et à la formation des acteurs associatifs à l’usage des technologies no-code et open source.

      🇪🇸 Saint-Sébastien – Innovation sociale locale

      Des échanges sur les dynamiques territoriales et les écosystèmes numériques durables, animés par des acteurs espagnols de l’économie sociale.

      🇧🇪 Bruxelles – Clôture européenne

      La dernière étape a réuni partenaires institutionnels et porteurs de projets européens pour définir les perspectives de coopération 2024-2026 en matière de numérique d’intérêt général.

        Les partenaires et soutiens du NEC ESS Europe

        Numérique en Commun[s] ESS Europe est soutenu par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et le Crédit Coopératif.
        L’événement a été organisé par le Social Good Accelerator et ses membres :
        Latitudes, Fantastique Bazar, Share-it, HelloAsso, Le Mouvement Associatif, ESS France, Emmaüs Connect, et Les Entreprises pour la Cité.
        Tous partagent la même conviction : le numérique peut être un levier de transformation sociale, écologique et démocratique, à condition d’être pensé collectivement.

          Télécharger le programme et revivre l’événement

          Le programme complet du NEC ESS Europe 2023 est disponible ici :

            Je consulte le programme complet

            Ce que cette édition a apporté

            Le NEC ESS Europe 2023 a permis :

            • de renforcer les liens entre acteurs européens de l’ESS et du numérique éthique,

            • de faire émerger un réseau de coopération autour de projets européens communs,

            • et de positionner la France et ses partenaires comme catalyseurs d’un numérique d’intérêt général à l’échelle européenne.

            Cet événement marque une étape importante dans la construction d’un écosystème européen du numérique social et solidaire, au service de l’inclusion, de la durabilité et de la démocratie numérique.

              La Social Good Week devient Numérique en Commun[s] ESS

              La Social Good Week devient Numérique en Commun[s] ESS

              La Social Good Week évolue : bienvenue à “Numérique en Commun[s] ESS Europe”

              Le Social Good Accelerator (SOGA) est heureux d’annoncer que la Social Good Week 2022 laisse place à un nouvel événement d’envergure européenne : Numérique en Commun[s] ESS Europe.
              Le nom change, mais les ambitions demeurent : mettre en lumière l’économie sociale et solidaire numérique, son potentiel et ses défis, et mobiliser les acteurs européens pour sa reconnaissance comme levier essentiel de la transition durable en Europe.

              Un nouveau chapitre pour l’économie sociale numérique

              Numérique en Commun[s] ESS Europe (ou NEC ESS Europe), soutenu par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et le Crédit Coopératif, crée des ponts entre les acteurs du numérique et ceux de l’économie sociale et solidaire.
              Cet écosystème réunit :

              • les médiateurs numériques,

              • les tiers-lieux et centres sociaux,

              • les collectivités publiques,

              • les associations, fondations et coopératives,
                tous engagés pour un numérique d’intérêt général.

              Avec une portée européenne affirmée, le NEC ESS Europe devient un véritable carrefour d’idées, d’innovations et de coopérations entre acteurs publics, privés et citoyens.

              Le programme : relier économie sociale, numérique et Europe

              Le programme du NEC ESS Europe vise à soutenir les initiatives numériques de l’économie sociale et solidaire à travers deux grands volets complémentaires :

              1️⃣ Une semaine d’événements européens

              Du 7 au 17 novembre 2023, plusieurs villes accueilleront une série de rencontres, débats et ateliers autour de la transformation numérique éthique et solidaire.

              Voici un aperçu des temps forts :

              📍 7 novembreLancement du NEC ESS Europe au NEC Hauts-de-France à Lille (France).
              📍 8 – 9 novembreJournées du numérique social et solidaire à Paris (France).
              📍 14 novembreSommet européen de l’économie sociale et Social Economy Awards à Saint-Sébastien (Espagne).
              📍 16 novembreJournée européenne du numérique social à Bruxelles (Belgique).
              📍 17 novembreConférence politique de clôture au Comité économique et social européen à Bruxelles.

              2️⃣ Une plateforme en ligne ouverte à toute l’Europe

              Une plateforme numérique collaborative permettra de donner visibilité aux initiatives européennes portées par les acteurs de l’économie sociale numérique.
              Les utilisateurs pourront :

              • suivre les discussions et les webinaires en direct,

              • découvrir les innovations locales,

              • partager leurs expériences et leurs projets.

              La plateforme sera disponible à partir du 20 septembre 2023, pour offrir à chacun la possibilité de participer à distance à cette dynamique européenne.

              👉 Pour ne rien manquer des actualités de Numérique en Commun[s] ESS Europe, abonnez-vous à notre newsletter sur socialgoodaccelerator.eu.

              Une dynamique collective au service d’un numérique responsable

              Numérique en Commun[s] ESS Europe est bien plus qu’un événement : c’est un espace commun d’expérimentation et de coopération entre les acteurs de l’ESS, les collectivités et les innovateurs numériques.
              Son objectif : favoriser une transition numérique éthique, inclusive et démocratique, portée par les valeurs de l’économie sociale et solidaire à l’échelle européenne.

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              Actus et replays des NEC ESS