Social Economy Awards, ActSE2021 et FNAF : retour sur deux jours au sommet de l’économie sociale

Social Economy Awards, ActSE2021 et FNAF : retour sur deux jours au sommet de l’économie sociale

Social Economy Awards, ActSE2021 et FNAF : retour sur deux jours au sommet de l’économie sociale

Le mois d’octobre a été intense pour l’équipe du Social Good Accelerator (SOGA) !
Entre présentations de nouveaux projets et participations à des événements européens, le SOGA et ses membres ont parcouru l’Europe pour porter la voix de la Social Tech et faire dialoguer économie sociale et numérique responsable.
Retour sur deux jours marquants à Ljubljana et Paris.

Finals Social Economy Awards
Les finalistes des Social Economy Awards avec l’équipe de Social Economy Europe, qui ont eu lieu à Ljubljana le 12 octobre 2021. Plus de 100 organisations ont participé au concours dans trois catégories différentes, avec seulement 9 finalistes, dont le Social Good Accelerator dans la catégorie « Numérisation et compétences ».
Source: Social Economy Europe

Le Forum National des Associations et Fondations : un rendez-vous clé pour l’ESS française

Le 13 octobre 2021, deux membres du SOGA étaient invités au Forum National des Associations et Fondations (FNAF), au Palais des Congrès de Paris.
L’événement, qui a rassemblé plus de 4 500 participants, est un temps fort annuel pour les acteurs de l’économie sociale en France.

Lors de la conférence intitulée

« Numérisation de l’économie sociale : état des lieux, défis et outils pour engager la transition digitale »,
Samira Sameur (Aésio Mutuelle) et Caroline Span (La MedNum) ont présenté les projets auxquels elles ont contribué avec le SOGA.

Elles ont notamment rappelé les conclusions de l’étude publiée par le SOGA sur la coopération entre secteurs du numérique et de l’économie sociale, en soulignant les besoins identifiés par La MedNum sur le terrain.
Caroline Span a insisté sur le rôle central de l’économie sociale dans la médiation numérique, avant que les deux intervenantes ne présentent et ne fassent une démonstration du Social Tech Atlas, la base de données européenne recensant les acteurs du numérique d’intérêt général.

Le panel comptait également Frédéric Bardeau (Simplon), Sébastien Darrigrand (UDES) et Denis Philippe (Aésio Mutuelle), témoignant d’une volonté collective de mutualiser les savoirs et outils pour une transition numérique solidaire.
Une édition marquée par la convivialité et l’enthousiasme de se retrouver après l’annulation de 2020. Rendez-vous est pris pour 2022 !

Conference FNAF 2021
Conférence avec Aésio Mutuelle et La MedNum au FNAF 2021 à Paris, France.
Source: Aésio Mutuelle
Gabriela Martin ActSE
La vice-présidente de l’association, Gabriela Martin, évoque la nécessité de rapprocher les secteurs de l’économie numérique et sociale lors de l’ActSE de Ljubljana, le 12 octobre 2021.
Source: chaîne YouTube de eCoopedu Info

ActSE 2021 : pour une relance équitable, verte et numérique

La veille, le 12 octobre 2021, le SOGA était invité au Social Economy Summit “ActSE” à Ljubljana, organisé dans le cadre de la présidence slovène du Conseil de l’Union européenne.

Aux côtés d’intervenants venus de toute l’Europe, le SOGA a présenté ses projets de développement des compétences numériques, notamment le Social Tech Atlas et la Social Tech Academy.

Dans son intervention, Gabriela Martin, vice-présidente du SOGA, a insisté sur la nécessité de rapprocher les secteurs du numérique et de l’économie sociale.
Elle a rappelé que la coopération entre innovation technologique et utilité sociale constitue un levier essentiel pour une relance européenne juste, verte et inclusive.

Le panel a également permis de découvrir des initiatives inspirantes :

  • une plateforme musicale associative au Danemark,

  • des réseaux coopératifs européens,

  • et des incubateurs solidaires soutenus par la Fondation Bettencourt Schueller ou la Fondation Roi Baudouin.

Cette diversité illustre la vision du SOGA : fédérer des acteurs souvent éloignés pour créer une transition numérique ancrée dans la coopération et l’intérêt général.

Social Economy Awards : le SOGA finaliste européen

Clôturant ces deux jours intenses, le SOGA a été finaliste des Social Economy Awards 2021, organisés à Ljubljana par Social Economy Europe.
Sélectionné parmi plus de 100 candidatures dans la catégorie “Digitalisation et compétences”, le SOGA a partagé la scène avec Czechitas et Suara Coop, deux autres structures engagées pour un numérique à impact.

Cette nomination récompense les projets phares du SOGA — comme le Social Tech Atlas ou la Social Tech Academy — et leur contribution à la digitalisation et à la montée en compétences des acteurs de l’économie sociale.
Le SOGA remercie chaleureusement l’équipe de Social Economy Europe, Chris Gordon (maître de cérémonie) et Tadej Slapnik, président du chapitre slovène de Catalyst 2030, pour cette reconnaissance et leur engagement constant en faveur d’une Europe de l’innovation solidaire.

Social Economy Awards
Tadej Slapnik et Jeanne Bretécher lors de la cérémonie des Social Economy Awards à Ljubljana, en Slovénie, le 12 octobre 2021.
Source: Social Economy Europe

FAQ — ActSE, FNAF et Social Economy Awards

Qu’est-ce que le FNAF ?

Le Forum National des Associations et Fondations (FNAF) est le principal rendez-vous annuel du secteur associatif en France.
Il réunit plus de 4 000 participants : dirigeants d’associations, fondations, mutuelles et acteurs publics, pour échanger sur les enjeux de gouvernance, financement et innovation sociale.

Que représente le sommet ActSE ?

Le sommet ActSE (Active Social Economy) est un événement européen organisé sous la présidence tournante de l’Union européenne.
Il rassemble les décideurs et acteurs de terrain de l’ESS pour débattre des enjeux de la relance verte et numérique.

Pourquoi le SOGA a-t-il été invité ?

Le Social Good Accelerator a été reconnu par la Commission européenne comme un acteur expert des liens entre économie sociale et transition numérique.
Sa participation à ActSE 2021 a permis de présenter ses projets phares et de promouvoir la coopération entre les secteurs de la tech et de l’ESS.

Que sont les Social Economy Awards ?

Les Social Economy Awards, organisés par Social Economy Europe, distinguent les initiatives les plus innovantes en matière d’économie sociale sur le continent.
Le SOGA a été finaliste dans la catégorie “Digitalisation et compétences” pour ses travaux de recherche et de formation sur la Social Tech.

Quelles sont les prochaines étapes pour le SOGA ?

Fort de cette visibilité européenne, le SOGA poursuit :

Un nouveau Conseil d’administration pour le SOGA

Un nouveau Conseil d’administration pour le SOGA

Un nouveau Conseil d’administration pour le Social Good Accelerator : pluralité, engagement et renouveau

Le 30 juin 2021, l’Assemblée générale ordinaire du Social Good Accelerator (SOGA) a élu à l’unanimité son nouveau Conseil d’administration, marquant une étape importante dans la structuration de l’association.
Réunis pour la première fois le 25 août 2021, les administrateurs ont posé les bases d’une nouvelle dynamique collégiale, à la hauteur des ambitions européennes du SOGA.

Capture d’écran CA 25 août 2021
Capture d'écran de la première réunion du nouveau conseil d'administration du SOGA, le 25 août 2021

Un conseil d’administration pluraliste, complémentaire et engagé

Le nouveau Conseil d’administration du SOGA se veut à l’image de son projet : divers, militant et collectif.
Ses 20 administrateurs réunissent des profils variés issus de l’économie sociale, du monde juridique, de la recherche, du numérique responsable ou encore de l’innovation sociale.

Certains étaient déjà membres du précédent conseil, d’autres ont rejoint l’aventure cette année.
Cette diversité de parcours et d’expertises permet de renforcer la gouvernance et d’enrichir la réflexion stratégique de l’association.

“Nous voulons incarner une gouvernance ouverte, européenne et coopérative, à l’image de la Social Tech que nous défendons.”
Jeanne Bretécher, présidente du SOGA

Un bureau renouvelé et une gouvernance renforcée

À l’issue des présentations, le bureau exécutif a été élu à l’unanimité :

  • Jeanne Bretécher, présidente réélue ;

  • Gabriela Martin, vice-présidente en charge des affaires publiques ;

  • Lila Senta-Loÿs, nouvelle trésorière ;

  • Jérôme Giusti, secrétaire général.

Les sortants Laura Frantz (trésorière) et Sylvain Reymond (vice-président) ont choisi de ne pas se représenter, en raison de leurs nombreux engagements, tout en continuant à soutenir les travaux du SOGA.

Cette nouvelle équipe dirigeante marque la maturité institutionnelle du Social Good Accelerator et son ancrage dans une gouvernance stable, paritaire et collégiale.

Deux premières salariées et une organisation repensée

Le Conseil d’administration a également validé à l’unanimité l’embauche des deux premières salariées de l’association, près de trois ans et demi après sa création.
Anciennes stagiaires du SOGA, elles seront désormais chargées respectivement de :

  • la coordination communautaire et communication ;

  • les affaires publiques et européennes.

Ce recrutement structure le développement du SOGA, désormais doté d’une équipe opérationnelle pérenne, capable d’accompagner la croissance de ses projets européens.

Cinq groupes de travail thématiques pour une gouvernance participative

Le SOGA a adopté un nouveau mode de fonctionnement basé sur la collégialité et la coopération.
Cinq groupes de travail ont été créés, chacun piloté par un collège d’administrateurs :

  1. Affaires publiques
  2. Recherche et plaidoyer
  3. Communauté européenne
  4. Développement et partenariats
  5. Compétences et formation

Ces groupes sont ouverts à tous les membres de l’association souhaitant s’impliquer dans la vie collective.
Ce fonctionnement favorise une gouvernance partagée et une meilleure circulation des expertises, tout en consolidant la cohérence des actions du SOGA au service de son triptyque stratégique :
VOICE – LEARN – CONNECT.

FAQ — Gouvernance du Social Good Accelerator

Combien de membres compte le Conseil d’administration du SOGA ?

Le Conseil d’administration comprend 20 membres issus de différents secteurs de l’économie sociale, du numérique responsable et de la recherche.

Qui compose le bureau exécutif ?

Le bureau élu en 2021 est composé de :

  • Jeanne Bretécher, présidente
  • Gabriela Martin, vice-présidente
  • Lila Senta-Loÿs, trésorière
  • Jérôme Giusti, secrétaire général
Quelle est la mission du nouveau bureau ?

Le bureau a pour mission de piloter la stratégie et la vision à long terme du SOGA, tout en soutenant le développement opérationnel de ses projets européens et de ses actions de plaidoyer.

Comment fonctionne la gouvernance participative ?

Les groupes de travail permettent à chaque administrateur et membre de s’impliquer selon ses compétences et ses intérêts, en contribuant activement aux projets collectifs du SOGA.

Pourquoi ces changements sont-ils importants ?

Ils marquent une étape de structuration décisive pour l’association :

  • renforcement de la gouvernance,
  • arrivée des premières salariées,
  • création d’une dynamique collégiale,
  • et consolidation du modèle coopératif du SOGA à l’échelle européenne.
EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

EUSES 2021 : un carrefour européen pour l’économie sociale

Pendant deux jours, les acteurs de l’économie sociale se sont retrouvés en ligne pour le premier sommet européen entièrement dédié à ce sujet. Plus de 5 000 participants ont assisté à cet événement pionnier, retransmis depuis Mannheim, sur les bords du Rhin. Ateliers, keynotes, présentations de projets : l’Europe de l’économie sociale s’y est donnée rendez-vous pour affirmer sa place et dévoiler ses ambitions.

Le Social Good Accelerator (SOGA) faisait partie des organisateurs et intervenants, notamment pour présenter ses nouveaux travaux.

mannheim presentators
Les deux présentateurs du EUSES, le 27 mai 2021
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Un sommet très attendu sous présidence allemande

Initialement prévu plus tôt dans l’année mais reporté pour raisons sanitaires, le sommet a été officiellement porté par la Présidence allemande du Conseil de l’UE et organisé à Mannheim, ville historiquement engagée dans l’économie sociale.

De nombreuses personnalités européennes étaient présentes, parmi lesquelles :

  • Manon Aubry et Sven Giegold, membres de l’Intergroupe parlementaire sur l’économie sociale,
  • Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg,
  • Thierry Breton, Commissaire au Marché intérieur,
  • Nicolas Schmit, Commissaire à l’Emploi et aux Droits sociaux.

Ce dernier a profité de l’événement pour dévoiler les grandes orientations du premier plan d’action européen pour l’économie sociale.
La Commission avait lancé quelques semaines plus tôt une consultation ouverte, à laquelle le SOGA a contribué en formulant des propositions fortes sur la transition numérique et les modèles collaboratifs. Ces travaux ont également nourri les réflexions du comité scientifique de SOGA sur la suite de ses recherches.

Coopération entre secteurs social et numérique : premiers résultats d’étude

Lors d’une conférence dédiée, Emmanuel Rivat (Agence Phare), président du comité scientifique du SOGA, a présenté les résultats du premier chapitre de l’étude sur la coopération entre les secteurs social et numérique. Il a esquissé les hypothèses du second chapitre, consacré aux modèles émergents de l’économie contributive en Europe.

Puis Nuno Comando (Casa do Impacto, Portugal) a présenté plusieurs initiatives portugaises articulant innovation sociale et outils digitaux pour créer de la valeur sociale, notamment des solutions inclusives développées avec et pour les communautés locales.

Open data, no-code et services numériques de l’économie sociale

Le sommet fut également l’occasion pour le SOGA de lancer officiellement le Social Tech Atlas :
une cartographie interactive, open source, recensant plus de 1 000 acteurs européens :

  • organisations accompagnant la transition numérique de l’économie sociale,
  • entreprises et associations proposant des solutions alternatives ouvertes, libres ou pair-à-pair.

Aux côtés du SOGA, plusieurs partenaires ont présenté leur contribution :

  • Erwan Kezzar (>Contournement>) et Sander van der Waal (Waag, NL) ont expliqué le rôle du no-code et de l’open source pour démocratiser les technologies sociales ;
  • Patricia de la Garza Revilla (Quiddity) a souligné l’importance stratégique de devenir producteur d’open data pour favoriser la coopération et la transparence ;
  • Víctor Meseguer (Social Economy Europe) a rappelé l’importance du plaidoyer pour inscrire durablement l’économie sociale à l’agenda politique européen.
keynote Mannheim
Lancement du Social Tech Atlas avec les membres de l'association, lors de l'EUSES, le 26 mai 2021
Source: EUSES, Stadt Mannheim, Social Good Accelerator (screenshot) 
euses OECD conference
Jeanne Bretécher et d'autres intervenants européens lors d'une conférence de l'EUSES organisée par l'OCDE, le 27 mai 2021
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Transition numérique : un enjeu central pour les entreprises à but limité

Dans une conférence organisée par le Comité économique et social européen (CESE), Jeanne Bretécher, présidente du SOGA, est intervenue pour exposer les conditions d’une transition numérique juste et accessible pour l’ensemble des organisations d’utilité sociale.

Trois défis majeurs ont été particulièrement soulignés :

1. Des difficultés d’accès aux financements publics

Malgré près de 100 millions de bénévoles en Europe, les aides publiques restent largement orientées vers les projets ponctuels plutôt que vers les défis structurels (matériel, logiciels, formation, changement organisationnel).

2. Une barrière culturelle persistante entre ESS et Tech

Les valeurs, langages et pratiques diffèrent, générant des incompréhensions et un sentiment d’éloignement.
Cette barrière est renforcée par un manque de visibilité des solutions numériques compatibles avec les valeurs de l’ESS (open source, no-code, logiciel libre).

3. Un déficit critique de compétences numériques

Les organisations manquent de moyens pour former salariés et bénévoles.
Ce déficit fragilise leur performance, leur résilience et leur capacité à accompagner leurs publics.

La présidente du SOGA a également plaidé pour :

  • une démocratisation de l’acculturation numérique,

  • le développement des communs numériques,

  • un soutien massif aux acteurs de l’éducation numérique et du re-skilling,

  • une approche inclusive qui ne se limite pas aux entreprises à but lucratif limité mais englobe toutes les organisations œuvrant pour le bien commun.

European flags
Le bâtiment Berlaymont de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique
Image libre de droits

Un succès européen et une étape clé pour la feuille de route à venir

Le sommet de Mannheim a permis :

  • de mettre en lumière des projets ambitieux et innovants,

  • de renforcer les alliances entre organisations de l’économie sociale et du numérique,

  • de démontrer la capacité de résilience d’un événement 100 % en ligne,

  • d’accélérer l’élaboration du plan d’action européen pour l’économie sociale, dont la publication finale était attendue en novembre.

Pour le SOGA, EUSES 2021 a été un espace stratégique pour porter haut ses propositions, ses outils et sa vision d’une transition numérique plus juste, collaborative et ouverte.

 

mannheim stadt
Vue panoramique de la ville de Mannheim, en Allemagne
Source: EUSES, Stadt Mannheim (screenshot)

Sources:

– Michel Bauwens, Vasilis Kostakis, Manifeste pour une véritable économie collaborative : vers une société des communs, Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 2017, 112 pages

-Marieke Huysentruyt, How European Governments Can Help Spur Innovations for the Public Good, Stanford Social Innovation Review, Stanford, 2021

FAQ — EUSES 2021 et transition numérique de l’économie sociale

Qu’est-ce que EUSES 2021 ?

Le premier sommet européen entièrement dédié à l’économie sociale, réunissant plus de 5 000 participants autour de conférences, ateliers et projets innovants.

Pourquoi cet événement a-t-il été important ?

Parce qu’il a posé les bases du premier plan d’action européen pour l’économie sociale et renforcé la coopération entre acteurs sociaux et numériques.

Quel rôle a joué le Social Good Accelerator ?

SOGA a présenté ses travaux, lancé le Social Tech Atlas, contribué à la consultation européenne et participé à plusieurs conférences clés.

Quels sont les principaux défis de la transition numérique pour l’ESS ?

L’accès aux financements, les barrières culturelles avec le secteur Tech, et le manque de compétences numériques.

Qu’est-ce que le Social Tech Atlas ?

Une cartographie open source recensant plus de 1 000 acteurs européens du numérique social et des technologies ouvertes.

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim pour le premier sommet européen de l’économie sociale

Après plusieurs mois de report, nous sommes enfin à l’aube d’un rendez-vous majeur pour l’économie sociale en Europe. Dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne en 2020, Mannheim a été choisie pour accueillir le tout premier Sommet européen de l’économie sociale. Finalement organisé intégralement en ligne, et retransmis depuis la ville rhénane les 26 et 27 mai, cet événement n’en reste pas moins stratégique pour l’avenir du secteur.

Un sommet pionnier placé sous le signe de l’innovation, de la coopération et du numérique

EUSES 2021 constitue une première historique : un sommet européen entièrement dédié à l’économie sociale, centré sur trois grands axes essentiels pour la décennie à venir :
collaboration, innovation et transition numérique.

Porté par la présidence allemande, cet événement s’inscrit aussi dans une dynamique intergouvernementale plus large.

  • La présidence portugaise entend poursuivre ce travail en plaçant fortement l’économie sociale au cœur de son agenda.

  • La présidence française de 2022 annonce déjà faire du numérique une priorité, en cohérence avec les enjeux de souveraineté et d’inclusion numérique en Europe.

EUSES 2021 réunira plus de 300 organisations et proposera 80 sessions mêlant présentations, ateliers et échanges transnationaux. Un moment clé pour nourrir une vision européenne renouvelée de l’économie sociale.

La participation du Social Good Accelerator

Le Social Good Accelerator a été invité à intervenir pour présenter deux de ses projets structurants :
le Social Tech Atlas, et le second chapitre du pilier Recherche de l’association.

Le Social Tech Atlas : une cartographie européenne des acteurs du numérique social

À Mannheim, le SOGA dévoilera la première version de son Social Tech Atlas, un outil open source unique référençant déjà près de 1 000 organisations européennes impliquées dans :

  • la transition numérique de l’économie sociale,

  • la production de solutions technologiques alternatives, ouvertes, collaboratives ou pair-à-pair.

La cartographie est évolutive : les organisations peuvent demander à y être ajoutées, créant ainsi une ressource vivante et contributive destinée à toute la communauté européenne de la Social Tech.

Programme de recherche : une nouvelle phase tournée vers les modèles macroéconomiques

Après un premier chapitre consacré à la compréhension des besoins des acteurs tech et sociaux en Europe, le SOGA entame un second chapitre plus macroéconomique.
Objectif : analyser les modèles émergents de coopération numérique et sociale, et identifier leurs impacts potentiels sur les politiques européennes.

EUSES 2021 sera l’occasion de présenter :

  • les résultats du premier chapitre,

  • la méthodologie et le positionnement du second,

  • les perspectives de recherche sur les modèles contributifs et collaboratifs.

Un moment clé pour la visibilité de l’économie sociale européenne

Ce premier sommet européen représente un tournant dans la reconnaissance institutionnelle et stratégique de l’économie sociale. Pour le Social Good Accelerator, EUSES 2021 est une opportunité décisive pour :

  • mettre en avant ses travaux,

  • renforcer la coopération entre acteurs européens,

  • et contribuer à la définition d’un agenda numérique réellement inclusif et coopératif.

FAQ — EUSES 2021

Qu’est-ce que EUSES 2021 ?

Le premier sommet européen consacré entièrement à l’économie sociale, organisé par la présidence allemande du Conseil de l’UE.

Pourquoi Mannheim ?

La ville est engagée de longue date dans l’économie sociale et l’innovation, ce qui en fait un lieu symbolique pour ce premier sommet.

Qui participe au sommet ?

Plus de 300 organisations issues de l’ESS, du numérique, du secteur public, de la recherche et de l’innovation sociale.

Qu’est-ce que le Social Tech Atlas ?

Une cartographie open source recensant les acteurs européens de la Social Tech, destinée à faciliter l’interconnaissance et les collaborations.

En quoi consiste le programme de recherche du SOGA ?

Un travail en plusieurs chapitres analysant les besoins, modèles économiques et opportunités de coopération entre secteurs social et numérique en Europe.

Communiqué 2020 du SOGA EU : nouvelles ambitions, nouvelle équipe et parrainage d’Axelle Lemaire

Communiqué 2020 du SOGA EU : nouvelles ambitions, nouvelle équipe et parrainage d’Axelle Lemaire

Paris-Bruxelles, 26 octobre 2020

À l’occasion de son Assemblée générale annuelle et de son Conseil d’administration d’automne, le SOGA EU (Social Good Accelerator EU) réaffirme ses ambitions. L’association souhaite accélérer la transition numérique des acteurs d’intérêt général en Europe.

Pour atteindre ces objectifs, l’association renouvelle son Conseil d’administration et son Bureau. Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d’État chargée du numérique et de l’innovation au sein du gouvernement français, devient la marraine de l’association. Elle est aujourd’hui directrice de Terra Numerata et associée du cabinet Roland Berger.

Aux côtés de Jeanne Bretécher, présidente du mouvement, et de Nils Pedersen, vice-président chargé de la recherche et des affaires institutionnelles, Sylvain Reymond devient vice-président chargé du développement et des partenariats, tandis que Laura Frantz devient trésorière.

Un mouvement européen né en 2018 pour accélérer la transition technologique des organisations d’intérêt général

Créé en mars 2018, le Social Good Accelerator est un mouvement européen. Il rassemble aujourd’hui 33 associations et entreprises sociales ainsi que 35 citoyens engagés, entre Paris, Lisbonne et Bruxelles. Son objectif est d’accélérer la transition technologique des organisations d’intérêt général en Europe.

De plus en plus d’acteurs rejoignent ce mouvement. L’objectif est clair : faire reconnaître les organisations de l’économie sociale et de la société civile comme des acteurs à part entière de la transition technologique européenne. Le SOGA met en avant une culture numérique non lucrative et solidaire, explore les conditions de coopération entre l’économie sociale et le secteur technologique, et organise l’influence des organisations européennes de l’économie sociale et solidaire (ESS) à Bruxelles.

De nouvelles ambitions européennes pour le SOGA EU

En seulement deux ans et demi d’existence, le SOGA EU est parvenu à structurer plusieurs initiatives majeures. Dès 2018, avec le soutien de la Commission européenne, l’association a organisé le premier Social Innovation Village au Web Summit de Lisbonne. L’objectif était de promouvoir auprès des acteurs de la Tech les modèles alternatifs issus de l’ESS en Europe.

À la fin de l’année 2019, l’association a publié une première étude sur la coopération entre les acteurs de l’utilité sociale et les acteurs technologiques en Europe.

Au printemps suivant, le mouvement et ses membres ont été consultés par la Commission européenne sur les stratégies relatives à la donnée et à l’intelligence artificielle. Dans le même temps, le SOGA a lancé la SOGA EU Academy, un programme de webinaires d’acculturation numérique pair-à-pair destiné aux organisations de l’ESS.

Trois chantiers structurants pour les mois à venir

Fort de ce premier bilan et de ces réussites, le SOGA EU entend intensifier son action dans les mois à venir.

Cartographier les acteurs européens de la transition numérique dans l’ESS

Le premier chantier portera sur la création d’une cartographie des acteurs européens de la transition numérique dans l’économie sociale et solidaire. Cette initiative doit permettre de mieux identifier les structures, les expertises et les coopérations possibles à l’échelle européenne.

Approfondir les travaux de recherche sur la coopération entre ESS et Tech

Le deuxième chantier prolongera les travaux de recherche déjà engagés. Cette deuxième phase d’étude analysera plus précisément les apports du secteur technologique européen. Elle poursuivra les travaux déjà engagés sur la coopération entre ESS et Tech en Europe.

Participer à la définition du volet numérique du futur Plan européen pour l’économie sociale

Enfin, le SOGA EU entend prendre une part active à la définition du volet transition numérique du Plan européen pour l’économie sociale, qui devait être présenté à Mannheim en mai 2021 par le commissaire européen à l’emploi Nicolas Schmit, conseillé par Nicolas Hazard (INCO).

Une gouvernance renforcée pour porter ces ambitions

Pour mener à bien cette nouvelle étape, le SOGA EU renouvelle et consolide sa gouvernance. L’association souhaite rester représentative de la diversité des parties prenantes.

Six nouveaux administrateurs rejoignent la structure et viennent renforcer son expertise. Il s’agit de Aurélien Beaucamp, président de AIDES et directeur RSE de Page Group France ; Emma Ghariani, directrice générale de la SCIC La MedNum ; Laure Vicard, directrice de l’innovation d’Emmaüs France ; Denis Pansu, directeur des programmes de la Fondation Internet Nouvelle Génération ; et Laura Frantz, DAF-DRH de ProBonoLab.

Aux côtés de Jeanne Bretécher, présidente, et de Nils Pedersen, vice-président, Sylvain Reymond devient à son tour vice-président du mouvement. Lila Senta Loys devient secrétaire et Laura Frantz prend la fonction de trésorière.

Axelle Lemaire rejoint le mouvement comme marraine principale

L’arrivée d’Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d’État chargée du numérique entre 2014 et 2017, marque une nouvelle étape pour l’association. En rejoignant le SOGA EU en tant que main sponsor ou marraine principale, elle entend contribuer à donner une nouvelle dimension au mouvement.

Sa trajectoire, son engagement en faveur d’un numérique plus responsable et son expérience des politiques publiques numériques renforcent la crédibilité du SOGA EU au moment où l’Europe s’interroge sur les conditions d’une transition technologique plus juste, plus solidaire et plus démocratique.

À propos du Social Good Accelerator Europe

Le Social Good Accelerator EU est un mouvement européen. Il rassemble 33 associations et entreprises sociales ainsi que 35 citoyens engagés entre Paris, Lisbonne et Bruxelles. Sa mission est d’accélérer la transition technologique des organisations d’intérêt général en Europe.

Pour que les organisations d’intérêt général soient pleinement reconnues comme des acteurs de la transition technologique européenne, le mouvement met en valeur une culture numérique non lucrative et solidaire, explore les conditions de coopération entre l’économie sociale et le secteur technologique, et organise l’influence des organisations de l’ESS à Bruxelles.

Contact presse
Jeanne Bretécher, Présidente
contact (a) socialgoodaccelerator.eu

Interview de la marraine du SOGA : Axelle Lemaire

Interview de la marraine du SOGA : Axelle Lemaire

Interview de la marraine du Social Good Accelerator : Axelle Lemaire

C’est un grand honneur pour notre équipe et pour notre communauté européenne : Axelle Lemaire a accepté, en septembre 2020, de devenir la marraine du Social Good Accelerator EU.

Ancienne Secrétaire d’État française chargée du Numérique, à l’origine de la loi pour une République numérique, elle est une défenseure engagée de l’inclusion numérique et du développement de solutions technologiques au service de l’économie sociale et solidaire.

Personne ne pouvait mieux incarner les valeurs que nous défendons.

G7 leaders

Pourquoi est-il important pour vous de vous engager en faveur de la transition technologique des organisations de l’économie sociale à l’échelle européenne ?

En tant qu’européenne convaincue et ancienne Secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation, je suis persuadée que Bruxelles doit jouer un rôle moteur dans la construction d’un modèle technologique européen fondé sur une transition sociétale et environnementale juste, inclusive et responsable.

Les nouvelles technologies peuvent produire le pire comme le meilleur.

Le modèle dominant du financement des start-up, basé sur une croissance rapide soutenue par des capitaux privés et des modèles de gouvernance fermés, tend parfois à invisibiliser d’autres modèles plus accessibles et alternatifs.

Lorsque seule la recherche de rentabilité maximale prime, les inégalités sociales se renforcent et l’empreinte écologique s’aggrave.

Il est essentiel que le secteur numérique accueille une pluralité de modèles économiques et sociaux, et qu’il y ait de la place pour tous — pas seulement pour les levées de fonds spectaculaires.

Face à ces défis, les acteurs de la solidarité et de la transition écologique, souvent fortement ancrés dans leurs territoires, jouent un rôle crucial mais encore sous-estimé.

Les organisations de l’économie sociale sont des piliers de l’équilibre sociétal. Elles :

  • mènent des missions éducatives, sociales et environnementales essentielles ;

  • transmettent des compétences de base aux publics les plus vulnérables ;

  • maintiennent la cohésion sociale en mobilisant citoyens, professionnels et experts ;

  • innovent constamment, en hybridant les modèles économiques et en développant de nouveaux services.

Pourquoi avez-vous accepté de devenir marraine du SOGA EU ?

Le Social Good Accelerator est une jeune association qui souhaite porter à Bruxelles la question de la transition technologique de l’économie sociale, créer une communauté européenne d’action et de partage, et bâtir des ponts entre les mondes de la solidarité et de la technologie.

Ce sont des projets ambitieux, portés par une nouvelle génération de professionnels de l’économie sociale et d’activistes du numérique.

La cause est juste, et je me reconnais pleinement dans la vision fondatrice du SOGA.

Ce type d’initiative nécessite de multiples mobilisations :

  • fédérer les organisations concernées,

  • mobiliser des experts et bénévoles,

  • lever des fonds,

  • produire de la recherche,

  • faire avancer des propositions politiques.

La transition technologique peut permettre à l’économie sociale d’accroître sa capacité d’action — à sa manière.

De nombreux modèles non lucratifs ou à lucrativité limitée méritent d’être mieux connus et déployés à grande échelle.

Or, les organisations de l’économie sociale sont souvent poussées à faire davantage avec moins de moyens. Les financeurs publics comme privés ne soutiennent pas suffisamment le développement des compétences et l’accompagnement nécessaires à la transformation numérique.

Il est temps d’aider l’économie sociale à changer d’échelle grâce au numérique.

    Je suis convaincue que Bruxelles doit jouer un rôle moteur dans la construction d’un modèle technologique européen centré sur une transition sociétale et environnementale juste, inclusive et responsable.

    Axelle Lemaire

    Ancienne Secrétaire d'Etat chargée du Numérique (2014-2017), marraine du SOGA

    Comment comptez-vous vous engager concrètement auprès de nos membres ?

    Être marraine est un rôle exigeant et stimulant.

    Je souhaite apporter un regard bienveillant et protecteur aux activités du Social Good Accelerator.

    À mon niveau, je peux :

    • partager mon expérience ;

    • contribuer à la visibilité de l’association ;

    • faciliter le dialogue avec des décideurs publics ;

    • soutenir des positions ambitieuses lorsque cela est nécessaire ;

    • être consultée sur mes domaines d’expertise.

    Il s’agit d’accompagner le développement du SOGA et de servir de relais stratégique au niveau européen.

      FAQ — Axelle Lemaire et le Social Good Accelerator

      Qui est Axelle Lemaire ?

      Axelle Lemaire est l’ancienne Secrétaire d’État française chargée du Numérique (2014–2017), elle est à l’origine de la loi pour une République numérique.

      Quel est son rôle auprès du SOGA ?

      Elle est marraine du Social Good Accelerator EU et apporte un soutien stratégique, politique et institutionnel.

      Pourquoi la transition numérique est-elle cruciale pour l’économie sociale ?

      Elle permet d’augmenter l’impact, d’améliorer l’efficacité et de renforcer la capacité d’action des organisations.

      Quel est l’enjeu européen ?

      Construire un modèle technologique européen alternatif, plus démocratique et plus inclusif.

      Comment le SOGA agit-il ?

      En structurant une communauté européenne, en produisant de la recherche et en portant un plaidoyer sur la transition numérique de l’économie sociale.