AESIO Mutuelle et le Social Good Accelerator : ESSisation et transition numérique solidaire

AESIO Mutuelle et le Social Good Accelerator : ESSisation et transition numérique solidaire

AESIO Mutuelle et le SOGA : ESSisation et transition numérique solidaire

Deuxième mutuelle française, AESIO Mutuelle couvre les besoins de 2,9 millions d’adhérents à travers le pays en matière de santé et de prévoyance.
Acteur engagé du mutualisme et de la solidarité, AESIO s’affirme comme un pilier de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Aujourd’hui, nous rencontrons Samira Sameur, responsable du développement de l’économie sociale et solidaire chez AESIO Mutuelle, pour parler d’ESSisation, d’innovation sociale et de transition numérique.

Présentation de Samira Sameur

Diplômée en affaires publiques à Sciences Po Paris, Samira Sameur évolue depuis quinze ans dans le champ de l’économie sociale et solidaire.
Spécialiste des politiques sociales — prévention santé, emploi, formation professionnelle — elle a travaillé huit ans à l’Union des employeurs de l’ESS (UDES), où elle a piloté la stratégie d’influence et de développement du réseau au niveau régional, national et européen.

Depuis deux ans, elle a rejoint AESIO Mutuelle en tant que responsable ESS.
Sa mission : ancrer et renforcer l’identité sociale et solidaire de la mutuelle, en lien avec ses partenaires institutionnels, ses adhérents et ses collaborateurs.
Autrement dit, faire vivre l’ADN mutualiste d’AESIO à toutes les échelles de son action.

 

AESIO, une mutuelle ancrée dans l’économie sociale

“Notre appartenance à l’économie sociale est native : nous sommes une entreprise à but non lucratif dont la raison d’être est de permettre à nos adhérents de vivre en meilleure santé.”

Chez AESIO, le sociétaire est au cœur du modèle, jusque dans la gouvernance :
aucun actionnaire à rémunérer, mais des bénéfices réinvestis dans l’amélioration des services, la prévention et l’innovation sociale.
Ce modèle, fondé sur la solidarité et la transparence, incarne la logique d’un capitalisme à mission, où le bien commun prime sur la rentabilité.

ESSisation : une vision économique et politique

Une vision économique vertueuse

L’ESSisation, c’est le mouvement d’extension de l’économie sociale à de nouveaux secteurs d’activité.
Une dynamique de transformation qui inspire les entreprises classiques vers des pratiques plus éthiques et durables.

“Nous espérons une ESSisation de l’économie : qu’elle infuse tous les secteurs, pour challenger et inspirer le modèle dominant.”

Un appel politique à l’action

Ce mouvement s’adresse :

  • aux acteurs de l’ESS eux-mêmes, pour renouveler leur esprit de conquête et explorer de nouveaux champs d’innovation sociale ;

  • aux décideurs publics et économiques, pour reconnaître que les réponses aux défis sociaux et environnementaux existent déjà dans l’ESS.

“À l’heure où l’on parle de ‘capitalisme raisonné’, rappelons que l’économie sociale a depuis longtemps les germes de la responsabilité sociétale.”

AESIO et la campagne “ESS Relance”

Parmi les projets emblématiques menés, AESIO a lancé la campagne “ESS Relance” en partenariat avec French Impact.
Objectif : mieux connecter les mesures du Plan de relance aux entreprises de l’ESS.

Face au constat que les aides publiques atteignaient peu les structures sociales, AESIO a mis en place :

  • des webinaires d’information,

  • des sessions de décryptage des dispositifs,

  • et des rencontres entre entrepreneurs, conseillers économiques et administrations.

Résultat : une meilleure appropriation des politiques publiques et un accès facilité aux financements pour les structures de terrain.

Les freins au développement de l’économie sociale

Une confusion des modèles économiques

“On parle de capitalisme à impact ou de RSE, mais sans distinguer les modèles.”

Samira Sameur alerte sur une communication brouillée entre impact economy et économie sociale, qui tend à diluer les spécificités de cette dernière.
Or, la différence est fondamentale : l’ESS encadre la rentabilité pour servir l’intérêt général.

Cette distinction doit être affirmée politiquement et fiscalement, afin de garantir :

  • des régimes juridiques adaptés,

  • une reconnaissance citoyenne du modèle ESS,

  • et un choix éclairé des consommateurs.

Le risque de fragmentation

L’ESS souffre aussi d’un manque de cohésion interne : les différentes familles juridiques (coopératives, mutuelles, associations, fondations) peinent à parler d’une seule voix.

“Nous défendons une économie sociale ouverte, capable de coopérer avec d’autres acteurs, publics ou privés, tout en affirmant sa singularité.”

Un cadre renforcé, mais des tensions persistantes

La loi ESS de 2014 a marqué un tournant en donnant un statut légal et une représentation politique au secteur (via ESS France et l’UDES).
Mais sur le terrain, les tensions concurrentielles se sont accrues :

  • désengagement progressif de certains pouvoirs publics,

  • appels à projets mettant en compétition les structures solidaires entre elles,

  • arrivée d’entreprises lucratives sur les marchés historiques de l’ESS (petite enfance, aide à domicile, médico-social…).

“Face à cette concurrence, l’ESS doit se réinventer, investir de nouveaux champs et faire de son impact social un avantage compétitif.”

La transition numérique, un levier pour l’économie sociale

Pour Samira Sameur, la transition numérique n’est plus une option.
Elle est devenue une condition de survie et d’innovation pour les structures sociales.

Mais au-delà de la digitalisation des processus, il s’agit de repenser les usages :

“Pourquoi le numérique ne s’inspirerait-il pas de l’économie sociale ?”

Selon elle, confier la réflexion numérique à des acteurs de l’ESS permet :

  • de préserver une approche humaine des technologies,

  • d’éviter les dérives algorithmiques déshumanisantes,

  • et d’assurer l’inclusion numérique des publics les plus fragiles.

C’est cette alliance entre innovation technologique et innovation sociale qu’AESIO souhaite promouvoir, notamment aux côtés du Social Good Accelerator.

AESIO au sein du Social Good Accelerator

“Nous avons rejoint le SOGA pour mutualiser les réflexions autour de la santé numérique et contribuer à une représentation européenne des acteurs de l’économie sociale.”

AESIO souhaite participer activement aux travaux du SOGA sur :

  • la coopération européenne autour de la santé numérique,

  • la préservation du modèle mutualiste dans un environnement digitalisé,

  • et la co-construction d’un numérique au service du bien commun.

FAQ — AESIO, ESSisation et numérique social

Qu’est-ce qu’AESIO Mutuelle ?

Deuxième mutuelle de France, AESIO Mutuelle couvre près de 3 millions d’adhérents.
Entreprise à but non lucratif, elle inscrit son action dans les principes de solidarité, prévention et innovation sociale.

Que signifie “ESSisation” ?

Le terme désigne le mouvement par lequel les valeurs et modèles de l’économie sociale s’étendent à d’autres secteurs économiques, inspirant des pratiques plus solidaires et durables.

Qu’est-ce que la campagne “ESS Relance” ?

Une initiative d’AESIO Mutuelle et de French Impact visant à rendre plus accessibles les aides publiques du Plan de relance aux entreprises sociales via des webinaires et ressources territoriales.

En quoi le numérique peut-il servir l’économie sociale ?

Le numérique, utilisé de manière éthique, permet :

  • d’améliorer la gestion des structures sociales,

  • de renforcer la coopération territoriale,

  • et de favoriser l’inclusion des publics éloignés.

Quel rôle joue AESIO au sein du Social Good Accelerator ?

AESIO contribue aux réflexions européennes sur la santé numérique et l’innovation sociale, en partenariat avec le SOGA, pour faire du numérique un levier de solidarité et de résilience collective.

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim

EUSES 2021 : en route vers Mannheim pour le premier sommet européen de l’économie sociale

Après plusieurs mois de report, nous sommes enfin à l’aube d’un rendez-vous majeur pour l’économie sociale en Europe. Dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne en 2020, Mannheim a été choisie pour accueillir le tout premier Sommet européen de l’économie sociale. Finalement organisé intégralement en ligne, et retransmis depuis la ville rhénane les 26 et 27 mai, cet événement n’en reste pas moins stratégique pour l’avenir du secteur.

Un sommet pionnier placé sous le signe de l’innovation, de la coopération et du numérique

EUSES 2021 constitue une première historique : un sommet européen entièrement dédié à l’économie sociale, centré sur trois grands axes essentiels pour la décennie à venir :
collaboration, innovation et transition numérique.

Porté par la présidence allemande, cet événement s’inscrit aussi dans une dynamique intergouvernementale plus large.

  • La présidence portugaise entend poursuivre ce travail en plaçant fortement l’économie sociale au cœur de son agenda.

  • La présidence française de 2022 annonce déjà faire du numérique une priorité, en cohérence avec les enjeux de souveraineté et d’inclusion numérique en Europe.

EUSES 2021 réunira plus de 300 organisations et proposera 80 sessions mêlant présentations, ateliers et échanges transnationaux. Un moment clé pour nourrir une vision européenne renouvelée de l’économie sociale.

La participation du Social Good Accelerator

Le Social Good Accelerator a été invité à intervenir pour présenter deux de ses projets structurants :
le Social Tech Atlas, et le second chapitre du pilier Recherche de l’association.

Le Social Tech Atlas : une cartographie européenne des acteurs du numérique social

À Mannheim, le SOGA dévoilera la première version de son Social Tech Atlas, un outil open source unique référençant déjà près de 1 000 organisations européennes impliquées dans :

  • la transition numérique de l’économie sociale,

  • la production de solutions technologiques alternatives, ouvertes, collaboratives ou pair-à-pair.

La cartographie est évolutive : les organisations peuvent demander à y être ajoutées, créant ainsi une ressource vivante et contributive destinée à toute la communauté européenne de la Social Tech.

Programme de recherche : une nouvelle phase tournée vers les modèles macroéconomiques

Après un premier chapitre consacré à la compréhension des besoins des acteurs tech et sociaux en Europe, le SOGA entame un second chapitre plus macroéconomique.
Objectif : analyser les modèles émergents de coopération numérique et sociale, et identifier leurs impacts potentiels sur les politiques européennes.

EUSES 2021 sera l’occasion de présenter :

  • les résultats du premier chapitre,

  • la méthodologie et le positionnement du second,

  • les perspectives de recherche sur les modèles contributifs et collaboratifs.

Un moment clé pour la visibilité de l’économie sociale européenne

Ce premier sommet européen représente un tournant dans la reconnaissance institutionnelle et stratégique de l’économie sociale. Pour le Social Good Accelerator, EUSES 2021 est une opportunité décisive pour :

  • mettre en avant ses travaux,

  • renforcer la coopération entre acteurs européens,

  • et contribuer à la définition d’un agenda numérique réellement inclusif et coopératif.

FAQ — EUSES 2021

Qu’est-ce que EUSES 2021 ?

Le premier sommet européen consacré entièrement à l’économie sociale, organisé par la présidence allemande du Conseil de l’UE.

Pourquoi Mannheim ?

La ville est engagée de longue date dans l’économie sociale et l’innovation, ce qui en fait un lieu symbolique pour ce premier sommet.

Qui participe au sommet ?

Plus de 300 organisations issues de l’ESS, du numérique, du secteur public, de la recherche et de l’innovation sociale.

Qu’est-ce que le Social Tech Atlas ?

Une cartographie open source recensant les acteurs européens de la Social Tech, destinée à faciliter l’interconnaissance et les collaborations.

En quoi consiste le programme de recherche du SOGA ?

Un travail en plusieurs chapitres analysant les besoins, modèles économiques et opportunités de coopération entre secteurs social et numérique en Europe.

En préparation de Mannheim : échange stratégique avec Karel Vanderpoorten

En préparation de Mannheim : échange stratégique avec Karel Vanderpoorten

À l’approche du Sommet européen de l’économie sociale de Mannheim, une réunion stratégique s’est tenue à l’initiative de Jeanne Bretécher, présidente du Social Good Accelerator (SOGA), et de Karel Vanderpoorten, Policy Officer au sein de l’unité Économie sociale (DG GROW) de la Commission européenne.

Objectif : réunir différents acteurs européens pour discuter des évolutions du secteur numérique et de son articulation avec l’économie sociale dans le cadre du futur Plan d’action européen pour l’économie sociale.

Villes intelligentes et transition verte et numérique

Dana Eleftheriadou (Advanced Technologies and Digital Transformation Team, Commission européenne) et Davor Meersman (CEO, OAS Cities) ont ouvert les échanges sur le rôle des smart cities dans la transition écologique et numérique.

Leur initiative vise à structurer une marketplace européenne permettant :

  • le partage de bonnes pratiques,

  • la mutualisation d’expériences locales,

  • l’accélération de la transformation digitale des territoires.

Selon Davor Meersman, le principal enjeu réside dans la difficulté pour les acteurs locaux à identifier des solutions concrètes adaptées à leurs besoins. Si le niveau local est pertinent, il manque souvent d’outils et de visibilité pour passer à l’action.

Une fracture numérique persistante dans l’économie sociale

Le Social Good Accelerator a rappelé que la crise sanitaire a mis en lumière une réalité structurelle :

les petites organisations locales sont celles qui souffrent le plus du déficit de compétences numériques.

L’enjeu principal pour l’économie sociale est donc celui de la montée en compétences (upskilling) :

  • formation aux outils numériques,

  • accompagnement à la transformation digitale,

  • accès à des solutions adaptées aux valeurs de l’ESS.

Ces priorités s’inscrivent pleinement dans la consultation lancée par la Commission européenne pour préparer le Plan d’action.

Fractures numériques et culturelles : le modèle des communs

Guillaume Jasson (Fantastique Bazar) a élargi le débat en évoquant les fractures numériques et culturelles, notamment en matière de passage à l’échelle (scaling).

Le modèle des communs numériques apparaît comme une piste pertinente pour l’économie sociale :

  • mutualisation des ressources,

  • gouvernance partagée,

  • outils ouverts et interopérables,

  • coopération plutôt que concurrence.

En France, plusieurs initiatives de médiation numérique territoriale démontrent déjà la capacité du secteur à structurer des solutions adaptées aux territoires.

Dans cette perspective, le développement du Social Tech Atlas – projet porté par SOGA – pourrait contribuer à cartographier et connecter les acteurs européens proposant des solutions numériques à impact social.

Construire des communautés européennes du numérique social

Le renforcement des communautés d’acteurs apparaît comme une priorité stratégique.

Investir dans le community building européen permettrait :

  • d’identifier les bonnes pratiques,

  • de valoriser les innovations sociales numériques,

  • d’accompagner la montée en compétences des structures locales.

Blockchain et économie sociale : dépasser les idées reçues

Denis Stokkink (Pour La Solidarité) a rappelé qu’il existe déjà de nombreux acteurs de l’économie sociale engagés dans le numérique, sans toujours en avoir conscience.

Dans un précédent policy paper consacré à la blockchain et à l’économie sociale, Pour La Solidarité avait observé des réactions initialement sceptiques. Beaucoup associent encore ces technologies à des logiques purement spéculatives.

Or, certaines applications peuvent servir :

  • la traçabilité,

  • la transparence,

  • la gouvernance distribuée,

  • la sécurisation de données à impact social.

L’enjeu est donc aussi pédagogique :
faire connaître les usages compatibles avec les valeurs de l’économie sociale.

PLS logo

Conclusion : vers un numérique social structurant à l’échelle européenne

Cet échange en amont du sommet de Mannheim a permis de mettre en évidence plusieurs priorités :

  • réduire la fracture numérique dans l’économie sociale,

  • investir dans la formation et l’accompagnement,

  • structurer des communs numériques européens,

  • renforcer les écosystèmes territoriaux,

  • intégrer ces enjeux dans le Plan d’action européen.

Le numérique ne doit pas être subi par l’économie sociale, mais structuré comme un levier stratégique au service de l’intérêt général.

FAQ — Numérique et économie sociale en Europe

Pourquoi cette réunion était-elle importante ?

Elle visait à préparer les priorités numériques à intégrer dans le Plan d’action européen pour l’économie sociale.

Quel est le principal enjeu pour l’économie sociale ?

La montée en compétences numériques des petites organisations locales.

Pourquoi parler de communs numériques ?

Parce qu’ils permettent une gouvernance partagée et une mutualisation des ressources alignée avec les valeurs de l’ESS.

Quel est le rôle du Social Tech Atlas ?

Cartographier les acteurs européens du numérique social et faciliter la mise en réseau.

La blockchain est-elle compatible avec l’économie sociale ?

Oui, si elle est utilisée dans une logique de transparence, traçabilité et gouvernance collective.

DigiCirc : appel à projets européen pour la ville circulaire

DigiCirc : appel à projets européen pour la ville circulaire

Le projet européen DigiCirc lance son 1er appel à projets dédié à la ville circulaire

Le projet européen DigiCirc, coordonné par Cap Digital, lance son premier appel à projets consacré à la Circular City.

Réunissant 10 partenaires issus de 9 pays européens, DigiCirc vise à accélérer la transition vers une économie circulaire en s’appuyant sur les technologies numériques.

Doté de 2,4 millions d’euros de financement en cascade, le programme soutiendra des PME européennes développant des solutions digitales innovantes dans trois domaines :

  • 🏙️ Ville circulaire

  • 🌊 Blue Growth (économie bleue)

  • 🌱 Bioéconomie

Un appel à projets centré sur la ville circulaire

Ce premier appel recherche des solutions numériques innovantes capables de répondre aux défis de la ville circulaire :

  • améliorer l’efficacité des villes,

  • réduire leur empreinte écologique,

  • diminuer les coûts sanitaires liés aux pollutions urbaines,

  • optimiser la gestion des ressources (énergie, eau, déchets, mobilité).

L’objectif est clair : utiliser le numérique comme levier d’une transition écologique urbaine.

Pourquoi la ville circulaire ?

La ville circulaire repose sur :

  • la réduction des déchets,

  • la réutilisation des ressources,

  • l’optimisation énergétique,

  • l’innovation technologique au service du développement durable.

Le numérique (IoT, data, plateformes collaboratives, intelligence artificielle, jumeaux numériques, etc.) constitue un accélérateur stratégique pour atteindre ces objectifs.

Qui peut candidater ?

Les candidatures doivent être déposées par des consortia composés d’au moins deux PME ou start-ups européennes.

Les projets sélectionnés bénéficieront de :

  • 💰 Jusqu’à 60 000 € de financement par PME/start-up

  • 🚀 Un programme intensif d’accélération de 12 semaines

  • 🎯 Un accompagnement personnalisé (business et expertise sectorielle)

  • 🛠️ Un accès à des outils pour tester et développer les solutions numériques

Calendrier

Date limite de candidature : 14 janvier 2021 à 17h00 (CET)

    Restez informés

    👉 Inscrivez-vous à la newsletter du projet DigiCirc pour recevoir les dernières actualités et opportunités.

    📩 Contact : julia.morawski (at) capdigital.com

      FAQ — Appel à projets DigiCirc Circular City

      Qu’est-ce que DigiCirc ?

      Un projet européen visant à soutenir l’économie circulaire grâce aux technologies numériques.

      Qui peut candidater ?

      Des consortia composés d’au moins deux PME ou start-ups européennes.

      Quel est le montant du financement ?

      Jusqu’à 60 000 € par PME/start-up sélectionnée.

      Quels secteurs sont concernés ?

      Ville circulaire, économie bleue et bioéconomie.

      Quel est l’objectif principal ?

      Accélérer le développement de solutions numériques pour réduire l’empreinte écologique des villes.

      SOGA EU : la route numérique de l’économie sociale vers Mannheim

      SOGA EU : la route numérique de l’économie sociale vers Mannheim

      La route vers le Sommet européen de l’économie sociale, Mannheim, mai 2021

      Tallinn, Estonie, novembre 2020

      Dans sa lettre d’intention adressée à David Maria Sassoli, président du Parlement européen, et à la chancelière allemande Angela Merkel, alors en charge de la présidence du Conseil de l’Union européenne, lettre qui accompagnait son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé que le Plan d’action pour l’économie sociale ferait partie des initiatives prévues pour 2021.

      Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmit, prépare actuellement ce plan. Il devrait le présenter lors du Sommet européen de l’économie sociale, les 26 et 27 mai 2021 à Mannheim, avant une adoption prévue au cours du second semestre 2021.

      Pourquoi ce Plan d’action européen pour l’économie sociale constitue-t-il une étape clé ?

      Ce document doit apporter une nouvelle vision du système économique. Il doit aussi devenir un instrument majeur pour intégrer de manière systématique l’économie sociale dans les différentes politiques socio-économiques de l’Union européenne, ainsi que dans ses actions destinées à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

      Le plan doit mettre en avant le fait que le tiers secteur et l’impact social peuvent jouer un rôle de transformation. Il doit aussi renforcer la capacité de réaction face aux crises.

      Aujourd’hui, l’Europe compte environ 2 millions d’entreprises de l’économie sociale — coopératives, mutuelles, associations à but non lucratif, fondations et entreprises sociales — soit 10 % de l’ensemble des entreprises de l’Union européenne. Environ 6,3 % de la population active travaille dans ce secteur. Pendant la crise du coronavirus, ce secteur est devenu plus visible. Les institutions européennes le considèrent désormais comme essentiel pour répondre aux deux grandes priorités européennes : la transition verte et la transition numérique.

      Un plan préparé avec plusieurs directions générales et des partenaires de la société civile

      Alors que le Mois de l’économie sociale et solidaire débute en France, comme chaque mois de novembre depuis onze ans, et qu’ESS France lance la plateforme Social Economy Republic, plusieurs institutions européennes travaillent conjointement à la préparation de ce plan.

      Cinq directions générales de la Commission européenne sont impliquées dans ces travaux : DG GROW, DG EMPL, DG Research & Innovation, DG ECFIN et DG CONNECT. Elles travaillent avec le Comité économique et social européen ainsi qu’avec des partenaires de la société civile, parmi lesquels nos partenaires Social Economy Europe et Pour la Solidarité.

      Nicolas Schmit

      Nicolas Schmit et Nicolas Hazard au cœur de la préparation du plan

      Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux Nicolas Schmit, ancien ministre de l’Économie sociale au Luxembourg, pilote ce plan pour la Commission européenne. Il considère que le soutien à l’économie sociale et aux entreprises sociales constitue une composante essentielle de la construction d’un avenir durable pour l’Europe.

      Dans cette perspective, il a clairement décidé de faire avancer le développement de ce plan. Il a d’ailleurs récemment nommé un nouveau conseiller spécial sur les questions d’économie sociale : Nicolas Hazard, entrepreneur français, fondateur et CEO de INCO, structure qui investit dans des entreprises innovantes, durables sur le plan environnemental et responsables sur le plan social, tout en les accompagnant.

      Lors d’une réunion tenue le 28 septembre avec la ministre finlandaise des Affaires sociales Aino-Kaisa Pekonen, Nicolas Schmit a également indiqué que le plan d’action inclurait le sujet de la participation sociale, afin de soutenir l’investissement dans le secteur.

      Le travail sur le plan passera aussi par la Digital Road to Mannheim 2021

      La préparation du plan passera aussi par la Digital Road to Mannheim 2021.

      Cette démarche comprend huit événements en ligne organisés en amont du Sommet européen de l’économie sociale. Chaque événement de cette feuille de route se concentre sur un sujet spécifique. Son objectif consiste à connecter les différents acteurs de l’économie sociale en Europe dans un format très interactif, à présenter des bonnes pratiques et des cas d’usage, et à diffuser de l’information grâce à des sessions interactives réunissant des acteurs du changement venus de toute l’Europe.

      Le premier événement en ligne, intitulé « New challenges, new innovations, new solidarities – Social Economy in the fight against COVID-19 », s’est tenu le 24 septembre et a rassemblé près de 300 participants en ligne.

      Le suivant, intitulé « Leaving no one behind – Employment, upskilling and social inclusion in the changing world of work », devait être organisé le 29 octobre. Parmi les intervenants annoncés figuraient Manuela Geleng, directrice à la DG EMPL, Sébastien Darrigrand, directeur général de l’UDES – Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire, ainsi que Trebor Scholz, fondateur de l’Institute for the Cooperative Digital Economy et du Platform Cooperativism Consortium.

      Une invitation à participer et à faire entendre la voix de l’ESS

      Nous encourageons chacun et chacune à y participer. Ces European Social Economy Exchange Events, organisés chaque mois, constituent une excellente occasion de se connecter, d’apprendre et de s’engager avec un public diversifié représentant la grande variété des acteurs actifs dans ce domaine à travers toute l’Europe.

      Il est important que l’ensemble des acteurs de l’ESS contribue à amplifier ces voix et à souligner l’importance de mesures significatives de soutien économique dirigées vers les acteurs de l’économie sociale. Il est tout aussi important de mettre en avant le rôle des réponses apportées par l’ESS dans la lutte contre la pandémie et dans le soutien à la résilience post-Covid-19.

      Auteur
      Arnaud Castaignet, expert européen Tech et administrateur du SOGA EU
      Tallinn, Estonie
      Novembre 2020