Intelligence artificielle ou coopérative ? Une troisième voie numérique est possible

Sortir du face-à-face entre IA centralisée et rejet technologique

À l’occasion du NEC ESS, le Social Good Accelerator publie dans Carenews une tribune proposant une alternative aux modèles dominants de l’intelligence artificielle.

Face à une polarisation croissante entre adoption massive de solutions propriétaires et défiance vis-à-vis des technologies, cette tribune défend une troisième voie : une IA gouvernée collectivement, alignée avec les principes de l’économie sociale et solidaire.

Ce que la tribune défend

Le texte met en évidence plusieurs constats :

  • l’IA est en train de restructurer les modèles économiques et organisationnels ;

  • les solutions dominantes reposent sur des logiques de concentration et de dépendance ;

  • l’ESS risque un décrochage si elle ne s’empare pas activement de ces outils.

Plutôt que de subir ou de refuser, la tribune appelle à construire des modèles d’IA coopératifs, ouverts et mutualisés.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

L’intelligence artificielle n’est pas seulement une technologie d’efficacité.
Elle est un enjeu de gouvernance.

Pour les actrices et acteurs de l’ESS, la question centrale devient :
qui contrôle les infrastructures ?
qui définit les usages ?
qui bénéficie de la valeur produite ?

La proposition d’une IA coopérative s’inscrit dans la continuité des travaux du SOGA sur :

  • la souveraineté numérique européenne

  • les communs numériques

  • les modèles économiques alternatifs

Elle vise à inscrire l’innovation technologique dans un cadre démocratique et non extractif.

Consultez aussi : NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ?

À retenir

  • L’IA n’est pas neutre : elle façonne des rapports de pouvoir.

  • L’ESS peut proposer des modèles alternatifs.

  • Une gouvernance coopérative est une voie crédible entre concentration et rejet.