Faire du numérique un axe structurant de la stratégie ESS : souveraineté, compétences, modèles alternatifs
Dans le cadre des travaux liés à la Stratégie nationale de l’ESS (économie sociale et solidaire), le Social Good Accelerator a formulé une contribution visant à intégrer pleinement les enjeux du numérique dans les orientations publiques.
Cette contribution défend l’idée que la transformation numérique de l’ESS ne peut se limiter à l’équipement : elle doit porter sur les modèles, les compétences, la gouvernance et la capacité à développer des alternatives d’intérêt général.
Ce que la contribution met en lumière
Le document insiste notamment sur :
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la nécessité de reconnaître l’ESS comme actrice de modèles numériques alternatifs (communs, coopératives, plateformes à gouvernance partagée) ;
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l’importance d’un soutien public à la montée en compétences, en particulier pour les petites structures ;
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le besoin de financements et d’outils pour réduire les dépendances et renforcer la souveraineté (interopérabilité, solutions ouvertes, mutualisation).
Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique
Pour le SOGA, la stratégie ESS doit intégrer un enjeu central :
le numérique façonne la capacité d’action des organisations, leurs données, leur autonomie et leur impact.
Cette contribution s’inscrit dans le pilier VOICE en articulant :
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terrain (besoins et contraintes des structures ESS),
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politique publique (leviers de soutien),
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vision (un numérique au service de l’intérêt général, à l’échelle française et européenne).
À retenir
- Le numérique doit être un axe explicite et opérationnel de la stratégie ESS.
- Les compétences, la souveraineté et la mutualisation sont des leviers prioritaires.
- L’ESS peut porter des modèles numériques alternatifs, pas seulement “s’adapter” aux outils existants.
