Le mois dernier, l’équipe du Social Good Accelerator était à Bruxelles pour participer aux conférences #CreatingValueTogether organisées par la Commission Européenne. L’occasion pour nous d’assister à plusieurs tables rondes et de participer aux workshops sur les types de collaborations entre les acteurs hétérogènes du tissu social européen, et sur les opportunités de collaboration en Europe. Voici notre résumé complet !

Contexte et enjeux des conférences #CreatingValueTogether

Les conférences ont eu lieu à Bruxelles les 3 et 4 juillet et avaient pour objectif principal la diffusion des premiers résultats de l’étude “Cooperation between Social Economy Enterprises and Traditional Enterprises” réalisée par la DG Growth de la Commission Européenne. Ces deux journées ont permis de réunir un large panel d’acteurs : entrepreneurs, intrapreneurs, social entrepreneurs et autres entités hybrides, pour amorcer le passage de l’analyse théorique à l’action concrète.

Pourquoi assister à cet événement ?

Pour l’équipe du SOGA, l’objectif de participer était clair :

  • Analyser les différences de maturité de l’écosystème social européen dans le cadre de notre propre étude européenne lancée le 19 juin dernier.

  • Comprendre les leviers et challenges rencontrés lors des collaborations entre acteurs du secteur social et entreprises traditionnelles.

  • Fédérer davantage les acteurs “Social Good Tech” au-delà des frontières françaises.

Les résultats de l’étude : Un écosystème en croissance mais hétérogène

Une des principales conclusions de cette étude a été que les entreprises de l’économie traditionnelle ne connaissent pas suffisamment l’économie circulaire et solidaire, alors que l’inverse est beaucoup plus fréquent. Si les collaborations entre ces entités se développent de plus en plus, elles restent encore très hétérogènes selon les pays de l’UE.

Les trois facteurs clés de réussite

Parmi les éléments ayant permis de réussir des partenariats entre entreprises sociales et traditionnelles, trois facteurs de réussite se dégagent :

  • La confiance mutuelle entre les acteurs.

  • L’alignement stratégique des partenaires.

  • Les ressources allouées au projet (financières, humaines).

Collaborations dans le domaine de la tech : défis et opportunités

Nous avons aussi participé à un workshop intitulé Digitalisation & New Technologies, animé par Thomas Heimer de Technopolis. Ce workshop a mis en lumière deux principaux défis pour les partenariats Social Good Tech :

  • Différences de culture organisationnelle : quand une solution digitale est mise en place pour une entreprise, son adaptation dans une organisation à but non lucratif peut s’avérer difficile à cause de cultures organisationnelles très différentes.

  • Priorisation des activités : faut-il privilégier les activités rémunérées ou les initiatives pro bono ?

Comment minimiser ces obstacles ?

  • Prendre le temps d’un apprentissage mutuel dès le début du partenariat pour comprendre les compétences apportées par chaque acteur.

  • Analyser l’engagement des collaborateurs et management afin de mieux doser entre les actions rémunérées et pro bono.

Photo de note thanun sur Unsplash

Les collaborations : un pont entre l’Économie Sociale et la technologie

À travers cette conférence, il est apparu clairement que les entités hybrides jouent un rôle essentiel en tant qu’intermédiaires entre le secteur social et la tech. Créer des ponts entre ces deux mondes est l’un des objectifs clés du SOGA, pour favoriser des synergies inter-secteurs.

Qu'est-ce qu'on en retient ?

Une bonne nouvelle pour l’écosystème ESS Français

L’écosystème de l’ESS français est l’un des plus développés d’Europe. Toutefois, un manque de collaboration persiste entre les différents types d’acteurs, et notamment entre les secteurs social et tech. En cela, les exemples d’Europe de l’Est pourraient offrir des pistes intéressantes pour combler ce fossé. Le Social Good Accelerator a donc décidé d’inclure l’Estonie parmi les trois pays étudiés pour sa recherche sur le terrain avec l’Agence Phare et Pro Bono Lab.

Une dynamique européenne soutenue

Ces conférences marquent un élan européen fort, soutenu par la Commission européenne, les associations, les partenaires privés engagés et la société civile. Les entités hybrides, facilitant la coopération inter-secteurs, sont de plus en plus mises en avant comme des moteurs de cette dynamique de collaboration.