La vérification de l’information par chatbot interposé

La vérification de l’information par chatbot interposé

La vérification de l’information par chatbot interposé renforce, à terme, la polarisation de nos sociétés

Quand l’IA devient intermédiaire de vérité : comprendre les risques démocratiques

En janvier 2026, Le Monde publie une tribune analysant les effets de la vérification de l’information par l’intermédiaire de chatbots et d’IA conversationnelles.
L’article interroge une évolution majeure : que se passe-t-il lorsque la médiation de l’information passe par des systèmes automatisés plutôt que par des humains ?

Si ces outils promettent rapidité et accessibilité, ils déplacent en réalité la question de la confiance — et pourraient, à terme, renforcer les mécanismes de polarisation.

Ce que l'article met en lumière

L’analyse souligne plusieurs dynamiques préoccupantes :

  • une délégation croissante du jugement critique à des systèmes automatisés ;

  • un risque d’enfermement informationnel via des réponses contextualisées mais opaques ;

  • une reconfiguration des rapports de confiance entre citoyens, médias et technologies.

L’IA n’est pas seulement un outil neutre de vérification. Elle devient un acteur intermédiaire dans la construction du débat public.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

Pour les acteurs de l’ESS numérique, la question n’est pas uniquement technique.
Elle est profondément démocratique.

Si la vérification de l’information est externalisée à des systèmes privés, centralisés et peu transparents, les capacités collectives de délibération peuvent s’en trouver fragilisées.

Cette tribune rejoint les travaux portés par le SOGA sur :

  • la gouvernance démocratique de l’IA

  • la transparence algorithmique

  • la nécessité d’alternatives ouvertes et coopératives

Le débat sur l’IA générative dépasse l’innovation technologique : il engage les conditions mêmes du pluralisme et de la confiance publique.

À lire également

Ce sujet s’inscrit dans une continuité de réflexions menées par le SOGA sur l’intelligence artificielle et l’intérêt général, notamment autour :

Intelligence artificielle ou coopérative

Intelligence artificielle ou coopérative

Intelligence artificielle ou coopérative ? Une troisième voie numérique est possible

Sortir du face-à-face entre IA centralisée et rejet technologique

À l’occasion du NEC ESS, le Social Good Accelerator publie dans Carenews une tribune proposant une alternative aux modèles dominants de l’intelligence artificielle.

Face à une polarisation croissante entre adoption massive de solutions propriétaires et défiance vis-à-vis des technologies, cette tribune défend une troisième voie : une IA gouvernée collectivement, alignée avec les principes de l’économie sociale et solidaire.

Ce que la tribune défend

Le texte met en évidence plusieurs constats :

  • l’IA est en train de restructurer les modèles économiques et organisationnels ;

  • les solutions dominantes reposent sur des logiques de concentration et de dépendance ;

  • l’ESS risque un décrochage si elle ne s’empare pas activement de ces outils.

Plutôt que de subir ou de refuser, la tribune appelle à construire des modèles d’IA coopératifs, ouverts et mutualisés.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

L’intelligence artificielle n’est pas seulement une technologie d’efficacité.
Elle est un enjeu de gouvernance.

Pour les actrices et acteurs de l’ESS, la question centrale devient :
qui contrôle les infrastructures ?
qui définit les usages ?
qui bénéficie de la valeur produite ?

La proposition d’une IA coopérative s’inscrit dans la continuité des travaux du SOGA sur :

  • la souveraineté numérique européenne

  • les communs numériques

  • les modèles économiques alternatifs

Elle vise à inscrire l’innovation technologique dans un cadre démocratique et non extractif.

Consultez aussi : NEC ESS 2025 : Intelligence artificielle ou coopérative ?

À retenir

  • L’IA n’est pas neutre : elle façonne des rapports de pouvoir.

  • L’ESS peut proposer des modèles alternatifs.

  • Une gouvernance coopérative est une voie crédible entre concentration et rejet.

Podcast : Jeanne sur l’IA et l’économie sociale

Podcast : Jeanne sur l’IA et l’économie sociale

🎙️ Accélérer la transformation numérique de l’Économie Sociale et Solidaire : Jeanne Bretécher au micro du podcast Parlez-moi d’IA

Comment faire du numérique un levier au service de l’intérêt général ? Dans un épisode engagé du podcast Parlez-moi d’IA, Jeanne Bretécher, directrice du Social Good Accelerator, explore les liens entre transformation numérique de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), innovation sociale et technologies éthiques.

👉 Un échange essentiel pour toutes celles et ceux qui croient à un numérique au service du bien commun.

Enjeux clés : comment accompagner la transition numérique de l’ESS ?

Dans cet entretien, Jeanne revient sur les principaux défis rencontrés par les structures de l’ESS face à la révolution numérique :

  • L’inégalité d’accès aux compétences numériques,

  • La surreprésentation des logiques de marché dans les outils numériques dominants,

  • L’absence de soutien public structurant pour des modèles numériques alternatifs.

Elle défend une vision ancrée dans les valeurs de l’ESS : coopération, justice sociale, transparence, et souveraineté numérique.

Les Communs numériques comme boussole

Jeanne souligne l’importance des communs numériques dans la transition numérique ESS :
👉 mutualiser les ressources (outils, formations, données), renforcer l’autonomie des associations, créer de la valeur partagée.

Des exemples concrets sont évoqués : plateformes collaboratives, tiers-lieux numériques, solutions open source développées avec et pour les acteurs de terrain.

Le rôle du Social Good Accelerator

Le SOGA agit sur quatre leviers complémentaires :

1. Recherche sur les Communs

Pour cartographier les pratiques, identifier les freins et proposer des outils adaptés aux besoins du secteur.

2. Accompagnement collectif

Formations, ateliers, communautés d’entraide : un soutien concret pour développer les compétences numériques des structures ESS.

3. Plaidoyer

Le SOGA interpelle les décideurs européens pour intégrer les spécificités du secteur social dans les politiques numériques

4. Animation de la communauté

En ligne ou sur le terrain, le réseau SOGA accompagne les initiatives, valorise les pratiques et renforce la social tech européenne.

Pourquoi écouter ce podcast ?

Ce podcast est une invitation à :

  • Réfléchir autrement à la place du numérique dans nos sociétés,

  • Découvrir des projets inspirants portés par et pour l’ESS,

  • Comprendre comment agir, en tant qu’acteur·rice engagé·e, pour une transformation numérique inclusive.

🎧 Écoutez l’épisode complet sur YouTube

📄 Ou lisez la transcription complète ici

Écoutez l’interview complète ici :

Résumé de l’épisode :

Dans cet épisode riche et inspirant, Jeanne fait une intervention éclairée autour de trois thématiques centrales :

  • L’enjeu de la transformation numérique dans l’Économie Sociale et Solidaire (ESS)
    Jeanne décrypte comment le numérique peut à la fois représenter un risque d’acculturation et une opportunité inédite pour les structures ESS.

  • L’importance des communs et de la mutualisation
    Elle insiste sur la nécessité de développer des ressources partagées, tant techniques qu’humaines, pour renforcer l’autonomie des acteurs et promouvoir des solutions centrées sur des valeurs sociales.

  • La place du Social Good Accelerator
    Elle présente les quatre leviers de l’association – recherche sur les Communs, projets collectifs, plaidoyer, community management – et illustre leur impact concret sur les acteurs membres.

(Bonus) Jeanne illustre ses propos par des retours d’expériences et des exemples concrets montrant comment les structures tirer profit d’un accompagnement adapté.

Ce que vous allez apprendre

1. Pourquoi le numérique est-il un levier d’émancipation pour l’ESS ?

Jeanne explique comment les valeurs coopératives, la justice sociale et la démocratie peuvent être défendues dans l’espace numérique. Elle détaille aussi les freins à lever (ressources, compétences, gouvernance).

2. Quels modèles alternatifs existent déjà ?

Elle met en lumière des initiatives de tiers‑lieux, des plateformes co-conçues avec les usagers et des réseaux solidaires numériques. Des solutions innovantes qui bousculent les modèles traditionnels.

Aller plus loin : ressources pour les associations en transition numérique

Vous êtes une association en pleine réflexion sur vos outils ou pratiques numériques ? Découvrez notre sélection de projets, guides et formations.

📌 À lire aussi : IA : 3 cas d’usage de l’intelligence artificielle pour l’intérêt général

✨ En conclusion

Ce podcast est une ressource précieuse pour toute personne qui souhaite comprendre les enjeux de la transformation numérique de l’Économie Sociale et Solidaire, s’inspirer de solutions numériques éthiques et rejoindre une dynamique collective au service du bien commun.

Rejoignez-nous pour inventer un numérique qui respecte les valeurs de l’ESS !

Six initiatives qui militent pour une IA responsable

Six initiatives qui militent pour une IA responsable

Six initiatives qui militent pour une IA responsable

Mettre en lumière les alternatives à une intelligence artificielle purement extractive

Ce que l’article montre

L’analyse met en évidence :

  • l’émergence d’initiatives qui placent l’impact social au cœur du développement de l’IA ;

  • l’importance de la gouvernance, de la transparence et de l’open source ;

  • la nécessité de dépasser une approche uniquement performative ou commerciale de l’intelligence artificielle.

Ces six initiatives qui militent pour une IA responsable démontrent qu’une autre trajectoire technologique est possible.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

Pour l’ESS, la question n’est pas seulement d’utiliser l’IA, mais de participer à sa définition.

Les travaux portés par le SOGA soulignent depuis plusieurs années :

  • le risque de dépendance vis-à-vis de solutions propriétaires ;

  • l’importance de modèles ouverts et mutualisés ;

  • la nécessité d’une montée en compétences des acteurs de terrain.

Cet article illustre concrètement l’existence d’un écosystème qui cherche à articuler innovation technologique et responsabilité sociale.

Consultez aussi : Trois formations pour accélérer la transition numérique de l’ESS

À retenir

  • Une IA responsable existe déjà à travers des initiatives concrètes.

  • La gouvernance et l’ouverture sont des leviers clés.

  • L’ESS a un rôle structurant à jouer dans ces dynamiques.

Nous pouvons résister à la monétisation des données personnelles

Nous pouvons résister à la monétisation des données personnelles

Nous pouvons résister à la monétisation des données personnelles

Reprendre collectivement le contrôle face aux modèles numériques extractifs

Dans une tribune publiée par La Croix, l’analyse porte sur la généralisation des modèles économiques fondés sur la captation et la monétisation des données personnelles.

À l’heure où les services numériques reposent largement sur l’exploitation des traces laissées par les utilisateurs, la question n’est plus seulement technique : elle est politique, économique et démocratique.

Ce que la tribune met en lumière

Le texte souligne plusieurs dynamiques structurantes :

  • la normalisation de la captation des données comme modèle dominant ;

  • l’asymétrie croissante entre plateformes et utilisateurs ;

  • la difficulté à exercer un contrôle réel sur l’usage de nos informations.

Il rappelle que ces logiques ne sont pas inéluctables et que des alternatives existent.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

Pour les actrices et acteurs de l’ESS, les données ne sont pas une simple ressource économique.
Elles engagent la confiance, la gouvernance et la finalité sociale des organisations.

Les travaux portés par le SOGA sur :

  • les communs numériques,

  • la gouvernance des données,

  • la souveraineté technologique européenne,

s’inscrivent pleinement dans cette réflexion.

Résister à la monétisation systématique des données suppose de développer des infrastructures ouvertes, des modèles coopératifs et des pratiques respectueuses des droits fondamentaux.

Consultez aussi : Données d’intérêt général : vers un partenariat public commun avec l’ESS ?

À retenir

  • La monétisation des données n’est pas une fatalité.

  • Les modèles économiques numériques peuvent être repensés.

  • L’ESS a un rôle à jouer dans la construction d’alternatives crédibles.

Dossier Europe – Transition numérique et économie sociale

Dossier Europe – Transition numérique et économie sociale

Dossier Europe – Transition numérique et économie sociale

Situer les enjeux numériques de l’ESS dans les priorités européennes

Publié par Le Mouvement associatif, ce dossier consacré aux enjeux européens analyse les dynamiques actuelles qui structurent l’environnement politique et réglementaire de l’économie sociale.

Il met en perspective les transformations numériques, les politiques européennes et les défis auxquels les organisations associatives et de l’ESS sont confrontées.

Ce que le dossier met en lumière

Le document souligne notamment :

  • le rôle croissant des politiques européennes dans la structuration des modèles économiques et numériques ;

  • l’importance d’une participation active des acteurs associatifs aux débats européens ;

  • la nécessité d’articuler transition numérique, transition écologique et renforcement de l’espace civique.

Il rappelle que les choix effectués à l’échelle européenne ont des impacts directs sur les capacités d’action des organisations locales.

Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique

Pour le Social Good Accelerator, les enjeux numériques ne peuvent être pensés indépendamment des cadres européens.

Les stratégies européennes en matière :

  • de souveraineté numérique,

  • de régulation des plateformes,

  • de gouvernance des données,

conditionnent les marges de manœuvre des acteurs de l’ESS.

Contribuer à ces débats, les décrypter et y porter une voix collective constitue un axe central du pilier VOICE.

Consultez aussi : Nous pouvons résister à la monétisation des données personnelles

À retenir

  • Les politiques européennes structurent durablement l’environnement numérique de l’ESS.

  • La participation aux débats européens est stratégique.

  • Le plaidoyer doit articuler numérique, démocratie et espace civique.