Nous pouvons résister à la monétisation des données personnelles
Reprendre collectivement le contrôle face aux modèles numériques extractifs
Dans une tribune publiée par La Croix, l’analyse porte sur la généralisation des modèles économiques fondés sur la captation et la monétisation des données personnelles.
À l’heure où les services numériques reposent largement sur l’exploitation des traces laissées par les utilisateurs, la question n’est plus seulement technique : elle est politique, économique et démocratique.
Ce que la tribune met en lumière
Le texte souligne plusieurs dynamiques structurantes :
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la normalisation de la captation des données comme modèle dominant ;
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l’asymétrie croissante entre plateformes et utilisateurs ;
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la difficulté à exercer un contrôle réel sur l’usage de nos informations.
Il rappelle que ces logiques ne sont pas inéluctables et que des alternatives existent.
Pourquoi cela concerne l’économie sociale numérique
Pour les actrices et acteurs de l’ESS, les données ne sont pas une simple ressource économique.
Elles engagent la confiance, la gouvernance et la finalité sociale des organisations.
Les travaux portés par le SOGA sur :
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les communs numériques,
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la gouvernance des données,
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la souveraineté technologique européenne,
s’inscrivent pleinement dans cette réflexion.
Résister à la monétisation systématique des données suppose de développer des infrastructures ouvertes, des modèles coopératifs et des pratiques respectueuses des droits fondamentaux.
Consultez aussi : Données d’intérêt général : vers un partenariat public commun avec l’ESS ?
À retenir
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La monétisation des données n’est pas une fatalité.
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Les modèles économiques numériques peuvent être repensés.
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L’ESS a un rôle à jouer dans la construction d’alternatives crédibles.